Les joies de la famille recomposée
Etant l'heureux descendant de parents divorcés à la mentalité d'adolescents mélo-dramatiques, j'étais déjà préparé à l'évident problème technique qu'allait posé le plan de table.
Impossible évidemment de faire tenir mon père, sa nouvelle femme, ma mère et son nouveau compagnon à la table des mariés, ni même de faire assoir mes parents à moins d'un kilomètre l'un de l'autre (Nous avons prévu une grande salle dans cette optique).
Si l'on ajoute les différents conflits familiaux de part et d'autres, on endosse rapidement le rôle de conseiller géo-politique. A coté, Bernard Kourchner c'est un petit joueur.
Mais il s'agissait finalement d'un exercice attendu et je suis plutôt bon dans le rôle de l'ambassadeur. (Vivement que je sois vieux avec plusieurs fraudes fiscales à mon actif pour pouvoir me lancer en politique)
La petite joie surprise est venu d'un coup de fil ce week-end, où l'un de mes parents m'a tranquillement informé que si la partie adverse était présente, il ne viendrait pas. C'est donc d'une voix fleurie que je lui ai rappelé qu'il s'agissait de mon mariage à moi et que tout absent en subirait les conséquences. Manifestement j'ai parlé dans le vide.
Voilà qui promet de belles réjouissances en perspective.
Les joies du seigneur
La cérémonie de mariage civil étant sans doute la cérémonie la moins solennelle du monde, nous avons décidé de nous marier à l'église. (Seul monument de culte avec de la gueule situé sur la commune)
Etant personnellement un horrible païen promis à l'enfer éternel car non baptisé, nous avions prévu des difficultés dans la mise en place de cette cérémonie. Etrangement, cela ne fut pas si difficile que ça, les curés/prêtres/diacres prêts à marier n'importe qui dans leur église étant légion.
Nous bénéficions donc d'une cérémonie complète et totale avec toutes les bénédictions et autres liturgies de vrais croyants.
La difficulté insoupçonnée est venu de la cérémonie elle-même car, entre autres choses, il a fallut choisir des textes et des chants religieux qui en émailleront le déroulement.
Pour ce qui est des textes, en amateur respectueux des écrits mythologiques de toutes les civilisations, ce ne fut pas trop dur car je n'ai rien contre de bonnes histoires. Mais pour ce qui est des chants, ce fut nettement plus compliqué.
La raison en est fort simple : prenez un CD de chant religieux (pas du gospel hein, du chant religieux français) et écoutez-le. Durant les premières secondes, vous aurez toutes les peines du monde à ne pas hurler de rire et quelques minutes plus tard, vous aurez une envie irrésistible de vous pendre tant c'est pitoyable.
On dirait vraiment de la musique pour dépressifs suicidaires, un comble lorsque les paroles sont censés parler d'amour et de la toute puissance divine.
Ajoutez à cela que ce n'est pas un mais une bonne dizaine de CDs qu'il m'a fallu courageusement subir et vous comprendrez que je remercie ma forte volonté pour m'avoir permis de survivre à l'épreuve.
Du coup je prévois également d'éloigner tous les objets tranchants ainsi que les cordes qui pourraient se trouver à portée des personnes qui vont assister à la cérémonie. On est jamais trop prudent.
Bref, beaucoup de joie et de bonheur et mon petit doigts me dit qu'il y en aura d'autres, vivement le mariage !
Que la paix soit avec vous.
Comme vous le savez sans doute, si vous suivez un tant soit peu ce blog, mon mariage approche tranquillement mais surement.
1 De eguemarine
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Je crois qu'avec Valentine c'était fort aussi, il faudra que je le raconte un jour...
2 De tsuki_c
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ah le bonheur des mariages à l'église ! faut être masos mais bon si t'assume c'est le principal !
3 De Furie
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Continu.... et apprends moi toutes ces misères qui vont me donner envie de petit-suicider...
4 De solita
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Une petite escapade à Las Vegas :?: :?: :?: Ca règlerait pas mal de problèmes...
5 De Khaos Farbauti Ibn Oblivion
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Non merci, c'est à peu près aussi peu solennel que le mariage civil... Faut pas oublier que c'est Khaos Farbauti Ibn Oblivion qui se marrie, pas Nicolas duchmolzy.
6 De solita
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:/ Oups !
Désolée Ô Grand Khaos