Tout le bonheur du monde 2.0

Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Pourquoi je vais bien ?

Alors que plusieurs de mes amis font de réguliers allers-retours en soin psychiatrique, que les autres n'en souffrent pas moins et que l'ambiance autant numérique que mondiale tend (légèrement :rolleyes: ) vers la morosité totale et absolue, il me vient cette interrogation soudaine autant qu'apparemment farfelue : Pourquoi diable, moi, globalement, vais-je bien ?

C'est, il faut bien le reconnaitre, une question bien étrange. Surtout de la part de quelqu'un qui de manière plus ou moins fréquente sombre dans des abimes de dépressivité on ne peut plus brutale et bien réelle. Et pourtant.

Alors entendons-nous bien, je ne vais pas prétendre être épargné. il suffit de rappeler pour les non-habitués qui débarqueraient sur mon blog pour la première fois que mes parents ne sont plus, que j'ai failli perdre femme et fille, que j'ai subi les affres de l'administration aveugle et que d'une manière générale j'ai eu mon lot quotidien de toutes ces innombrables nuisances de toutes tailles et vicieusités diverses que les anciens balayent d'un haussement d'épaule en disant philosophiquement que "C'est la vie".

Mais force est de constater que je suis toujours là, que je n'ai jamais de ma vie subi la moindre analyse et que même au plus profond du trou il me suffit au pire de quelques jours pour revenir à un niveau socialement acceptable.

Alors quel est mon secret ? Voilà une véritable question que je me pose car en bon égocentrique mégalomaniaque j'ai besoin de trouver des solutions pour pouvoir ensuite les partager à mes amis et ainsi gagner leur adoration éternelle.

J'ai d'abord envisagé qu'il s'agissait du Fauve, cette construction romanesque que j'ai longuement évoquée sur ce blog, dans mes histoires, mes poèmes et même dans mes campagnes de jeux de rôles (C'est vous dire si le gars est fier de son concept ;) ). Et il faut bien admettre que c'est effectivement un bouc-émissaire attrayant.
Car le Fauve pousse ceux qu'il habite à regarder l'univers en face et lui rire à la gueule. D'un rire cynique, fou et totalement dangereux. Mais d'un rire quand même.

Ou bien peut-être faut-il regarder du coté de mon ego que j'alimente inlassablement, à tort ou à raison, depuis ma plus tendre enfance, reliquat d'une timidité si maladive qu'il m'était impossible de réellement vivre en société. Au point que simplement "faire un effort" ne suffisait pas, il me fallait aller au-delà et me convaincre, me persuader, me programmer à être non pas comme les autres, mais au dessus.
Parce qu'en étant supérieur mais timide, on obtient une moyenne qui passe à peu près pour être dans la norme.

Mais peut-être est-ce plutôt cet ancien leitmotiv qui dit que "s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème" (et non l'inverse) et qui distille à mon cerveau une forme de je-m'en-foutisme bonhomme, d'acception philosophique, de zenitude profane, qui me permet d'affronter le monde sans me soucier des détails que sont la morale et la justice.

Peut-être est-ce totalement autre chose, peut-être est-ce tout cela en même temps. Mais je vais bien.

Alors choisis ton poison, et que la paix soit avec toi.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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