Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Vie publique

Massacre sans la tronçonneuse

Lorsque, comme moi, on a ce que les parisiens appellent une cabane dans le trou du cul du monde et que les connaisseurs qualifieraient plutôt d'immense demeure acquise sans se départir de la moindre testicule au marché noir, il est parfois nécessaire d'effectuer diverses opérations de maintenance afin d'éviter que l'agréable pelouse ne se transforme en jungle inextricable où pullulent phacochères et autres cucurbitacés.

En l'occurrence, ce week-end fut l'occasion d'un génocide végétarien à grande échelle puisque les haies encerclant mon lopin de terre ont eu l'outrecuidance de dépasser la taille règlementaire (Soit moi + 20 centimètres, ce qui dans l'absolu est suffisamment haut pour protéger l'intimité des adeptes du nudisme batifolant dans mon champs et suffisamment bas pour éjecter manu-militari un huissier importun)

Je me suis donc muni des ustensiles adéquats : pince, tenaille et autres lames manifestement rouillées et porteuses de maladies diverses, mais surtout aucun accessoire électrique. Quitte à trucider son prochain végétal autant le faire dans la violence et la saleté.

Prenant à la lettre les recommandations du chanteur de Roland Garros (Il n'y a pas de honte à cela, Jeanne venait bien d'Arc) je me suis donc attaqué aux arbres, citoyens. Ceux-ci tentèrent une riposte en m'informant que la vie est une étincelle avant l'obscurité, juste un passage, un arc-en-ciel, une étrange absurdité.

Une rapide décapitation fit taire les philosophes.

Que la paix soit avec vous.

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