Enfin, au détour d'un carrefour, il parvint en vue du premier barrage de police.
Freinant brutalement il stoppa là, à quelques mètres des policiers. L'officier en charge se saisit d'un mégaphone et ordonna au conducteur de descendre immédiatement du véhicule.
Aucun réaction du conducteur.
L'officier contacta les snipers par radio. Ceux-ci ajustèrent leur position, essayant de trouver un angle propice.
Puis l'un d'eux informa l'officier :
"- Monsieur, j'ai la cible en visuel.
- Très bien, que fait-il ?
- On dirait qu'il... parle ?
- qu'il parle ?! il y a un otage ?
- Négatif monsieur, toute mon équipe observe attentivement la voiture. Aucune autre personne ne semble visible. Il parle... tout seul. Et il rit."
Säbel observait avec plaisir le barrage.
"Alors Hans, qu'en penses-tu ? Un peu décevant n'est-ce pas ? Il y a environ... Je dirais une vingtaine de policiers en comptant les idiots qui se cachent sur les toits. Une vingtaine seulement pour le grand Hans Säbelzhan ? Apparemment, personne ici ne semble te prendre au sérieux. Heureusement que je suis intervenu, sinon tu passerais pour un pauvre petit touriste inoffensif."
Un bruit sec. Un impact apparut sur le pare-brise tandis qu'une balle de sniper traversait la poitrine de Säbel, interrompant son monologue.
Ses yeux se fermèrent un instant et son corps vacilla. Dans un mouvement réflexe, il se retint au volant. L'expression de son visage, jusqu'ici radieux, changea :
"Que... où suis-je ?... non... la police... aidez-moi... je ne contrôle... plus mon corps... cette chose... est plus forte que moi... AU SECOURS ! AIDEZ-MOI !"
Mais personne n'entendit Hans car l'officier ordonna d'ouvrir le feu sur le Hummer.
1 De Izusa
-
Et bien ! Il y avait longtemps, et comme d'habitude c'est bien court et ça laisse sur sa faim...
Khaos, tu es un horrible bourreau je n'en doute plus une seule seconde !
2 De Khaos Farbauti Ibn Oblivion
-
Sans doute la faute à mes fans qui ne me vénèrent pas assez