Tout le bonheur du monde 2.0

Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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3, le chat, chapitre II (fin)

"Je vous en prie, entrez, dit Axel en désignant le hall du geste. Voulez-vous que je vous aide avec vos valises ?"

Linda voyageait plutôt légèrement et n'avait donc emporté qu'une seule valise. Néanmoins, suite à leur première rencontre, elle ne pouvait s'empêcher de trouver Axel antipathique. Aussi se fit-elle une joie de lui laisser porter ses affaires, tout en regrettant intérieurement de n'avoir pas de valise plus lourde à lui faire subir.

Elle fut installé dans sa chambre habituelle et Linda ne put retenir d'autres souvenirs de son enfance en la parcourant des yeux.

Elle ressentait encore l'enthousiasme de la première fois où son "lit de princesse" lui était apparut, l'angoisse de la nuit passée dans cette chambre immense sans veilleuse "parce qu'elle était une grande fille maintenant".
Madame Hambourg, la gouvernante, avait été l'une des premières personnes à être réveillées par ses pleurs et était parvenue à calmer les peurs de Linda à force d'histoire féérique.

"- Leslie n'est pas là ? demanda Linda.
- La gouvernante ? Non, elle... Votre grand-père a souhaité qu'elle prenne son congé, répondit Axel avec hésitation."

Il était visiblement mal à l'aise, aussi Linda choisit d'insister sur le sujet :

"- Et quand arrivera le reste de la famille ?
- Ils devraient arriver un peu plus tard dans la soirée, lui répondit-il. Nous attendons une douzaine de personnes.
- Seulement ?
- Oui. Là encore il s'agit d'une décision de votre grand-père."

Axel mentait.
C'était évident aux yeux de Linda mais elle n'aurait su dire s'il s'agissait du nombre d'invité ou bien si la décision ne venait absolument pas de son grand-père.

Visiblement Axel n'était pas à l'aise et Linda décida de lui faire avouer d'une manière ou d'une autre ce qu'il cachait, ne serait-ce que pour augmenter sa gène. Cela lui servirait de leçon pour son attitude lors de leur première rencontre.
Hélas, il ne lui en laissa pas le temps.

"Je vais informer votre grand-père de votre arrivée. Si son état le permet..."

Il sembla trébucher sur ces paroles.

"...Si son état le permet, vous pourrez lui rendre visite tout à l'heure, avant que les autres invités n'arrivent."

Il sortit alors de la pièce avec une précipitation à peine voilée, laissant Linda plongée dans ses questions et son inquiétude.

Que se passait-il donc ici ? Linda comprenait évidemment que si grand-père était dans un état grave, le climat du manoir devait être porter à la tristesse. Mais dans le cas de son cousin, il s'agissait bien plus d'un véritable malaise et ressemblait peu à la morgue d'un parent attristé.

Linda consulta sa montre, il était déjà 20h00 passée et une nouvelle interrogation lui traversa l'esprit : les invités arriveraient plus tard avait dit Axel. Mais il lui semblait qu'il était déjà fort tard pour arriver au chevet d'un malade.
Comptaient-ils arriver au milieu de la nuit alors qu'aucun domestique ne semblait être là pour les accueillir ?

Tout en s'interrogeant, Linda défit sa valise et installa ses affaires dans l'imposante armoire qui avait "abrité" dans sa jeunesse une collection non négligeable de croque-mitaines et autres monstres de la nuit.
Le grincement du bois lui appris que malgré tous les efforts de Leslie Hambourg, l'armoire était toujours aussi peu discrète. Néanmoins, la serrure avait manifestement était remplacée : Le meuble n'avait jamais fermé correctement et s'ouvrait régulièrement au milieu de la nuit dans un vacarme grinçant.

Cette fois, Linda pourrait dormir sur ses deux oreilles car le nouveau mécanisme semblait solide et bien entretenu.

Alors qu'elle refermait l'armoire Linda crut entendre un son lointain, comme un rire étouffé. Mais lorsque le grincement du meuble s'interrompit, le rire, si c'en était un, s'était tu.
Elle l'avait surement imaginé car il lui semblait improbable que quelqu'un ait le coeur à rire dans le manoir.

Finalement, Axel revint et lui fit signe de le suivre : Richard Catherine était fatigué mais voulait tout de même lui souhaiter la bienvenue.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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