Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Bonheur Général

Et vous, qu'avez-vous fait contre Sarkozy aujourd'hui ?

NicolasSarkozy.jpgQu'on soit un fervent amateur de politique, un adepte de l'abstention démocratique, un opposant fanatique, voire même un soutien conditionnel du pouvoir en place, il est impossible de ne pas remarquer que Nicolas Sarkozy est là, toujours là, en permanence là.
Il est là lorsque l'on parle argent, il est là lorsque l'on parle travail, il est là lorsque l'on parle vie sentimentale, il est même là lorsque l'on parle de Shoah.

Or il y a une différence entre "très" et "trop". Je vous propose donc trois grands axes pour transformer l'épidémie actuelle de Sarkozite en simple communication politique, certes agitée ou vivace, mais "normale". Bref, de remettre le Président à sa place de Président.

Refuser sa présence

La première manifestation évidente de Nicolas Sarkozy est bien sûr son image omniprésente. Il est, presque, partout.
Le remède est donc de travailler sur ce presque : Au lieu de subir l'invasion permanente de notre Président dans notre salon à l'heure du journal télévisé (voir même en dehors), le premier réflexe consiste à éteindre sa télévision.

On peut débattre longtemps pour savoir qui des journalistes ou du Président est à l'origine de cette image à outrance, l'outrance n'en reste pas moins là et l'extinction de la télévision résoud simplement le problème.

Pour rester en phase avec l'actualité, il suffit ensuite de se tourner vers Internet (Et d'une manière générale, la presse écrite). Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que l'information sur Internet ne vient pas d'elle-même dans votre salon. Il faut aller la chercher.
Autrement dit, si vous faites une overdose de Nicolas Sarkozy en lisant Internet c'est simplement parce que VOUS avez choisi d'en faire une. Vous avez tout autant le choix de ne pas prendre connaissance des innombrables paroles plus ou moins pertinentes du chef de l'état. Cette liberté n'est pas accessible avec votre poste de télévision car l'ensemble des journaux télévisés relatent, à peu de chose près, les même évènements et martèlent l'image ou le nom du Président à longueur de journée.

Refuser sa loi

Le deuxième axe pour remettre le Président à sa place de Président consiste à se rappeler qu'il ne dispose PAS du pouvoir législatif.
En France, nous avons une constitution qui a pris le soin de séparer autant que possible le pouvoir législatif (qui crée la loi), le pouvoir exécutif (qui met en place la loi) et le pouvoir judiciaire (qui fait respecter la loi). Et, en ce qui concerne la création de loi, c'est à l'Assemblée Nationale et au Sénat que cela se passe.

Pour ceux qui ne tiennent pas à jour les comptes, cela représente environ 900 personnes dont le métier est de créer, débattre et corriger les lois. Et le Président n'en fait pas parti quoi qu'on en dise. (D'autant plus qu'on y trouve déjà plus de la moitié de représentants de son parti, sa présence est donc totalement superflue) Il n'appartient donc pas au Président de faire la moindre suggestion, ni même la moindre protestation, concernant les lois. Ce rôle revient, à la rigueur, aux ministres de son gouvernement qui proposent les lois à l'Assemblée Nationale et qui ont donc une raison légitime d'en débattre.

Un deuxième pas dans la bonne direction consiste donc à refuser totalement la moindre gesticulation de Nicolas Sarkozy concernant les lois. Car un Président qui envahit l'Assemblée Nationale, voire comme on l'a vu, qui contredit le Conseil Constitutionnel est un Président qui dépasse les limites que lui a alloué son mandat et donc ses électeurs.
C'est la différence fondamentale entre une démocratie et une dictature : le Président n'a pas tous les droits.

Refuser ses idées

Au delà du courant politique qu'il représente, il y a enfin un dernier axe pour mettre fin à l'invasion mentale du Président dans nos vies. C'est simplement de constater qu'il est loin d'être un homme aux idées indiscutables.

Voici une petite liste pour rappel :
- Il se dit "incliné (...) à penser que l'on nait pédophile"
- Il a félicité la victoire de Poutine aux élections législatives
- Il a déclaré "la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide."
- Il a accueilli à bras ouverts le colonel Kadhafi
- Le Président se permet un "casse-toi pauvre con"
- Il souhaite opérer des modifications sur la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat
- Il considère qu'un devoir de mémoire particulier doit aller aux enfants juifs morts durant la guerre (pourquoi pas tous les enfants ? pourquoi pas tous les morts ? pourquoi le devoir de mémoire actuel est insuffisant ?)
- etc...

Autant de choses qui démontrent que ces idées ne sont pas toujours automatiquement bonne, loin de là, et qu'il fait ce qu'aucun français ne lui a demandé de faire, sans même leur demander leur avis.
Pour la bonne marche de notre Pays, la moindre des choses c'est tout de même de s'interroger sur les idées de l'homme (il ne s'agit pas ici de politique mais bien de vision personnelle) et de refuser ouvertement celles qui n'ont rien à voir avec ce pour quoi il a été élu.

Nicolas Sarkozy ne doit pas être l'homme qui dirige la France, il doit être l'homme qui préside les Français.

Que la paix soit avec vous.

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