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Le Parti Pirate Français

Sur les traces d'une initiative... ratée ?

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, le Parti Pirate Français a été créé il n'y a pas si longtemps par un homme qui souhaite garder l'anonymat.

La démarche anonyme peut sembler surprenante mais lorsque l'on s'attarde sur les objectifs du parti on comprend mieux pourquoi.

En effet ce parti lutte pour les objectifs suivants :
- La libre circulation des informations sur Internet.
- L'abolition du droit d'auteur.
- Le droit complet à l'anonymat sur Internet.
- Le droit au partage libre et sans contraintes de toutes les oeuvres numériques.
- La suppression de la taxe sur les supports vierges.
- La gratuité da'ccès à Internet.

Autant vous dire que tout cela, et notamment le premier point, interpelle positivement mon passif d'adepte du virtuel.

Le concept de ce parti est basé sur un parti suédois ("Piratpartiet") très influent qui défend farouchement le net suédois et obtient des résultats plus que positifs si l'on compare avec les positions pitoyables de notre propre pays.

L'initiative française est encore jeune (21 juin 2006) mais semble avoir déjà, hélas, commis plusieurs faux pas regrettable.

La première est l'évidente absence de compétence en communication au sein du parti. Le problème n'est pas nouveau, on l'avait déjà constaté lors des débats sur le P2P à la télévision : les internautes ne parviennent pas à être crédible dans le tube cathodique et leur prestations nuisent généralement plus à Internet qu'elles ne le défendent en tendant à faire croire à la population que la toile n'est rempli que d'adolescents boutonneux et rebelles qui veulent tout, tout cuit, tout de suite.
Autant dire que la prestation télévisuelle fournie sur le site, dont semble pourtant être fier le PPF, s'inscrit pleinement dans cette tendance avec un discours lent, mal construit, difficilement audible (un comble pour des connaisseurs en informatique), qui prête le flan à de nombreuses critiques (et d'ailleurs il ne faudra qu'une seule phrase du représentant de la SNEP pour contrer les arguments avancés) et bien sûr le tout sous un filtrage "dark vador" qui n'aide en rien.
José Bové et Olivier Besancenot l'ont bien compris en leur temps : pour faire un parti politique il faut, avant tout, savoir communiquer et gérer les médias.

La deuxième erreur n'est pas tout à fait à mettre sur le compte du PPF en lui même mais plutôt du public qu'il vise. En effet, les internautes, on le sait bien, ont beau avoir accès à l'outil le plus démocratique et mondial de notre planète, ils cohabitent généralement fort mal.
A peine le parti créé, il semble donc qu'il existe déjà de nombreuses dissensions houleuses, à l'image de ce que l'on peut voir dans les partis politiques classiques (l'UMP par exemple, pour ne citer qu'eux). Ainsi un ancien membre semble fortement déçu par le PPF et ne manque pas de le faire savoir. Que ces critiques soient fondées ou non, les internautes n'en sortent pas grandis.

Bref, (et puisque personne ne veut voter pour moi à la présidentielle...) ce n'est pas encore aujourd'hui que les défenseurs d'Internet seront enfin mobilisés et pourront vraiment prétendre à peser dans le scène politique. Dommage.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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tsuki_c (Fanatique) ·  12 juillet 2006, 11:12

dommage les idées défendues sont loin d'être bêtes !

Khaos président ! ;-)

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