La plaine ondulait doucement au gré du vent tandis que les deux armées se faisaient face.
Les troupes du Roi n'étaient pas complètes, comme Kannto s'y attendait, mais elles n'en restaient pas moins redoutables. Une rapide approximation lui avait indiqué qu'ils étaient environ 3 fois plus nombreux que ses propres hommes.
Heureusement le gros des troupes, dans un camp comme dans l'autre, n'était pas composé de combattant particulièrement aguerris. Il s'agissait pour la plupart de paysans fraichement enrôlés et n'ayant vécus aucune grande bataille. Ainsi le nombre seul ne décidait pas de l'issue de la bataille.
Kannto disposait de soldats de carrière pour encadrer ses hommes et l'ossature de l'armée royale reposait sur les chevaliers de l'Eguemarine réunis au grand complet pour laver l'affront.
Il avait donné des ordres très clairs, l'anéantissement des chevaliers étaient le principal objectif.
Pour chaque chevalier tombant sur leur coups, de nombreuses désertions ne manqueraient pas de se produire parmi les troupes du Roi.
Kannto vit alors un signal au sein de l'armée ennemie qui lentement se mit en mouvement. Il fit également un signe de la main et ses hommes s'avancèrent aussi.
Dans un lourd fracas résonnant au plus profond de la terre, la charge débuta.