Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Vie publique

ça réchauffe le coeur

Il y a des jours comme ça, où j'aime énormément mon entreprise.
Et ceci n'est pas de l'ironie.

Je travaille dans une grande société. Très grande. En fait, il y a de fortes probabilités pour que vous achetiez un produit qui sorte de chez nous au moins une fois par semaine.

En gros, nous sommes le Microsoft de notre secteur.

Mais ce n'est pas pour ça que je l'aime mon entreprise.

Comme vous pouvez l'imaginez, dans une société de cette taille, il y a tout de même une concurrence certaine et un marché à maintenir ou à conquérir. Autant dire qu'entre concurrents le dialogue n'est pas toujours très amical.
Je n'en ai moi-même jamais vu de près, mais je suppose que toute la panoplie des techniques plus ou moins fairplay est mise en oeuvre pour maintenir ou améliorer notre position.

Mais ce n'est pas non plus pour ça que je l'aime.

Voici ce qu'il s'est produit, il y a peu. Imaginez donc cette entreprise telle une armée à la conquête de nouveau territoire, prête à en découdre avec l'ennemi concurrentiel.

C'est la guerre, tout le monde à son poste, la plaine va se rougir du sang impur de ces féroces soldats. On court, on rugit, on lance les cris de guerre, on s'assaille.

Et soudain, retentit une petite voix : une enfant.

"Bonjour, j'ai 11 ans et je fais une collection, vous voulez bien m'aider ?"

Alors l'armée s'arrête, l'entreprise fait une pause, oublie un temps sa guerre éternelle du marché, regarde la petite et lui dit d'une voix douce "Bien sûr ma petite".
Comme ça, sans arrière-pensée, sans campagne marketing, tout simplement parce que cela lui semble naturel.

Voilà pourquoi j'aime mon entreprise.

Car aussi développée soit-elle, elle a conservé les valeurs humaines et morales qui sont si souvent oubliées chez les autres.

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