Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Vie publique

Une famille formidable

On dit souvent que l'herbe du pré voisin semble toujours plus verte que la sienne. Ce n'est personnellement pas mon avis car ma famille est formidable.

Je suis en effet l'heureux propriétaire d'une famille fortement stéréotypée, certifiée conforme aux attentes d'une France qui n'ont finit plus de vouloir être américaine.

On y trouve un bel échantillon de l'ensemble des majorités ethniques, sociales et religieuse. On citera, entre autres, la descendance d'une bourgeoisie locale ayant marquée durablement sa région natale, l'aspirant rebelle nostalgique de Raino Raines, l'apprenti flambeuse qui a oublié de gagner d'abord et bien sûr Modjo que je salue au passage même si nous nous croisons fort peu.

Les esprits chagrins rétorqueront sans doute que tout cela manque un peu de "France profonde" mais que ceux-ci se rassure : j'ai personnellement distribué bottes de paille et graines durant une bonne quinzaine d'années au milieu de poules, chevaux, vaches et cochons.

Il me faut cependant m'attarder sur la figure dominante représentée, comme souvent, par le père. A première vue, une analogie prétentieuse le comparerait à ce captivant Lionel Luthor, personnage fameux dont la parcours est présenté tous les samedis sur M6.
On retrouve effectivement en lui toutes ces qualités qui font les grands hommes : un trop plein d'argent méticuleusement utilisé à des fins mystérieuses, une association femme=objet évidente et bien sûr un accès à toutes les réunions où le cigare et le billard coulent à flots.

Cependant là où le bas blesse, c'est par l'absence manifeste de stratégie du complot ou de machinations dominatrices. Bref, globalement, une ambition limitée à la complaisance matérielle personnelle (entendre par là, limitée à sa seule et unique personne).

Heureusement, j'ai à coeur de rectifier le modèle et s'il doit être Lionel, il me faut être Lex. La méfiance à l'égard du père fourbe est déjà largement acquise. La volonté de surpasser le géniteur, voire la connaissance de l'avoir déjà fait, est présente elle aussi.

Globalement il ne manque que le vice, car tout grand homme se doit d'en avoir un. Le billard n'étant hélas pas assez nocif pour la santé, il ne me reste donc plus que le choix entre havane et scotch. La luxure pourrait être une solution également.

Mon existence est décidément pleine de dilemmes.

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