Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Hommage à MachiN

Khaos, Schnappi et la Loi (avec un grand L)

Après avoir parcouru Internet à la recherche d'un grand homme, me voilà parti à la recherche d'un petit crocodile...

Nonobstant mon incommensurable culture, il m'arrive d'avoir des faiblesses lorsque l'on aborde la Germanie.
N'y voyez pas la une quelconque rancune post-14/18 mais bel et bien une absence complète de formation en la matière.

Bref, je me trouva fort dépourvu lorsque l'Allemand de Schnappi à mes oreilles fut venu.

Alors certes j'ai pu ratisser large en me disant que Krokodil n'avait surement rien à voir avec une boisson gazeuse et, à l'aide de mes connaissances historiques, l'expression "Ich bin" m'était familière.

J'en étais donc à "Je suis Schnappi le petit crocodile" lorsque m'est venu l'idée, brillante au demeurant, d'interroger la toile plutôt que l'occulte, qui a bien d'autres ministres à fouetter, pour parvenir à mes fins. En effet, le réseau des réseaux étant connu pour sa capacité de mutualisation, j'en déduisais que fatalement, quelque part, quelques pre-adolescents franco-allemand, foncièrement plus motivés que moi, devaient avoir eu la même idée.

Je lance donc ma recherche et j'obtiens ce texte digne d'un écran de compilation en C++ :
"Je suis Schnappi le petit crocodile
Qui vient d'Egypte, directement du Nil
D'abord j'étais dans un... Impossible d'afficher la suite, merci de lire le texte ci-dessous."

Avec l'expérience d'un vieux routard de la programmation, je m'oriente confiant vers le texte indiqué supputant une panouille de l'administrateur web ayant omis un point virgule quelque part ou mal déclaré une variable.

La suite me fit rapidement déchanter :
"La diffusion gratuite de paroles de chansons sur Internet n'est plus possible dans l'immédiat"
... Fatal Error

Il y aura bien cette louable mention d'une possible solution mais le lien indiqué n'apportera aucun réconfort, comme vous pouvez le constater vous-même : ADPCI

Toutefois, en lecteur assidu de Sun Tzu et spectateur certifié de la 1ère compagnie, j'appliquais de suite la stratégie fondamentale : Connais ton ennemi comme toi-même.

Ni une ni deux je me précipite donc sur l'ennemi désigné et manque de peu l'infarctus du nerf optique. (Je vous laisse comprendre pourquoi)

Je me ressaisis toutefois suffisamment pour appréhender le premier paragraphe, mémorable :

"Vous avez sans doute remarqué que la musique accompagne naturellement notre vie quotidienne. De ce fait son utilisation sans contrainte semble aller de soit. Or penser cela est une erreur."

La dernière proposition dument soulignée, gage de sa vérité profonde et indiscutable.

Pauvre naïf que j'étais ! La musique, surtout dans sa variété pre-pubère, n'existe qu'en la présence de contrainte. Ce qui, dans le fond, n'aurait pas du me surprendre puisqu'effectivement il avait été nécessaire de me contraindre, avec moult ficelles et dispositifs collants, pour me faire écouter la finale du dernier concours de guimauve-réalité.

Intrigué tout de même par tant de fermeté dans l'affirmation, j'ai poussé l'audace jusqu'à la lecture, intégrale, du Code de la Propriété Intellectuelle pour enfin conclure qu'il ne me restait plus qu'une solution...apprendre l'allemand.

Mais pour le moment, je participe au bonheur de mon pays en imposant une "contrainte", allant des menottes règlementaires à la classique mais indémodable vierge de fer, à toutes personnes écoutant le chant des oiseaux sans avoir préalablement dument rétribué l'ayant droit d'un lombric quelconque.

Et je me félicite d'être un adepte du style techno qui, comme chacun le sait, n'est pas de la musique mais du bruit.

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