Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Recueil

Ne jugez pas

...

L'humanité. Etrange, surprenante, sauvage.

Regardez le monde. Voyez ces gens, ces peuples, ces individus, ces anonymes, ces célèbres, ces êtres.
Puis voyez ce qu'ils ont en chacun d'eux de si unique, de si particulier, de si précieux. De si atroce parfois.

Et voyez aussi plus loin, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent, ce qui fait qu'ils sont, tout simplement.
Ils sont autant d'étoiles. Innombrables et uniques. Autant d'étoiles qui tour a tour s'agitent, flamboient, tourbillonnent ou bien paisibles, laissant couler leur douce lumière.

Regardez-les comme nous ne le faisons jamais. Comme un simple esprit en visite dans un monde inconnu, comme un visiteur du lointain contemplant la simple et naturelle beauté de l'existence.
Ne fermez pas vos yeux sur les différences. Sur ce que votre être repousse. La violence, le malheur, les trahisons, le sadisme, la bonté, l'amour, le pardon. Voyez le monde. Tout entier.

Ne jugez pas. Regardez.

Un enfant vient de perdre sa mère. Il était là, à regarder le jouet multicolore sur le rayon du grand magasin. C'est bientôt Noël. Bien sur il ne croit plus au Père Noël. Mais Noël c'est tout de même Noël.
Mais Maman ? Maman n'est plus derrière moi ? Où est Maman ? Et vous Monsieur qui êtes-vous ? Vous m'emmenez voir Maman ? Des bonbons ?

Ne jugez pas. Regardez.

Grand-Mère va partir pour le Grand Voyage. Grand-Mère a fait une mauvaise chute sur un trottoir et sa jambe est mal en point. Les médecins ont dit que tout allait bien. Mais Grand-Mère sait bien qu'il est temps de laisser là ce vieux vaisseau. Les petits-enfants sont réunis autour d'elle. Bonjour tout le monde ! Oh des fleurs ! Vous n'auriez pas du ! Vous savez que je vous adore tous...oui même toi le petit turbulent. Je vous aime tous ! Les gens ne le disent jamais assez ! Oui, vous les jeunes vous êtes bien trop timides, vous devriez le dire plus souvent ! Allez...a demain...oui a demain...Je vous aime tous.

Ne jugez pas. Regardez.

Une rue. Des passants. Une demoiselle qui descend la rue. Une vie ordinaire. Un jeune homme banal qui monte la rue.
Il s'arrête. Excusez-moi Mademoiselle. Je vous prie de bien vouloir m'excusez mais je tenais juste a vous dire que vous êtes charmante. Ne le prenez surtout pas mal, j'éprouvais juste le besoin de vous le dire. Désolé encore de vous avoir dérangé. Au revoir. Il est partit, elle aussi, pas de nom, pas de non-dit.

Voila une partie de ce que vous avez vu. Une partie de ce que vous êtes, une partie de ce nous sommes. Puisque nous sommes ce tout, cet étrange, ce sauvage.

Nous sommes tous ces anonymes, ces horribles, ces précieux.
Nous sommes l'humanité, dans tout ce qu'elle est, dans ses abysses comme dans ses apogées.

Ne jugez pas, Regardez....et comprenez.

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