Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Bonheur Général

Cette vieille leçon

aveugle.jpgUne fois encore me vient l'envie soudaine d'étaler mes pensées par écrit. Que voulez-vous, c'est viscéral, et quand bien même je pourrais le contrôler je n'ai pas envie de le faire.

En plus je suis en vacances et écrire durant mes congés est d'ordinaire tabou sur ce blog. Mais justement parce que je suis en repos, mon cerveau lui tourne et ronronne à pleine vitesse, libéré des contraintes, disons-le franchement, lamentablement débilitantes que nous impose le travail (ce lieu étrange où l'on peut parfois se demander en quoi nos actions, pourtant rémunérées, sont en quoi que ce soit utiles ou méritantes)

Et comme souvent quand les flots de mes pensées coulent librement, je ne peux m’empêcher de regarder le monde avec cet inexplicable sentiment d'amour.

Inexplicable car, force est de le reconnaître, le monde est peuplé d'imbéciles et surtout d'abrutis finis qui ne mériteraient guère plus que de servir de bouclier humain en cas d'épidémie zombie.
Je ne vais pas revenir là dessus et les incroyants en ma parole n'auront qu'à se référer aux innombrables billets présent sur mon blog. Celui-ci, accusant un age vénérable, ne manque pas d'exemples et de constatations de ce triste état de fait.

Mais voilà cet inépuisable défilé de débiles me permet à tout le moins de me conforter dans ma différence.

Tous les lecteurs de ce blog le savent, je me considère comme intellectuellement supérieur à la plupart d'entre vous, la faute à une mégalomanie galopante et indubitablement justifiée. Alors lorsque je laisse vagabonder mon âme, je prends plaisir à observer la vie des autres et les manques flagrants qui s'y trouvent.

Non que la mienne soit parfaite, je vous arrête immédiatement. Mais elle n'est en rien comparable à la plupart de vos erreurs. Car au moins je traverse ma vie les yeux ouverts là où tant d'entre vous semblent errer en aveugle.

Par exemple, en cette instant je me relis et je vois ce qui transpire de mes paroles. Je lis entre mes propres lignes ma tristesse, ma colère parfois même, envers celles et ceux qui tournent en rond dans le chemin piégé qu'ils se sont gravé eux-même dans le marbre.

Je me sais parfois sur le point d'hurler à ces âmes errantes de sortir de leur ornière, de ne plus pousser leur rocher, de ne plus remplir leur tonneau, de ne plus laisser approcher l'aigle, bref de mettre fin à leur enfer personnel qui n'existe au fond que par leur propre faute.

Mais à quoi bon. Je connais trop les humains pour savoir qu'ils n'écouteraient pas de toute façon. Et que toute tentative de ma part ne ferait qu'attirer leur colère ou leur moquerie.

Faute de convaincre les autres du bien fondé de ma méthode, je me contente donc de l'appliquer à moi-même. Avec le vain espoir qu'au moins je puisse susciter des envies.
Car au bout du compte je gagne toujours à la fin, d'une manière ou d'une autre. Et même si cette victoire revêt parfois l'aspect d'un échec, je puise en toute chose de quoi devenir meilleur.

Mon blog est âgé et s'il n'y avait qu'une chose que j'ai toujours cherché à transmettre par son biais c'est cela : sortez de votre routine. Quand bien même celle-ci vous apparaîtrait comme un délicieux bordel.

A tant tourner en rond sur votre joli manège, vous n'avancez pas. Et au bout du compte, vous ne faites que gâcher votre vie.

Il ne s'agit pas de changer ce que vous êtes, ni même d'abandonner vos habitudes ou vos envies, bonnes ou mauvaises.

Il s'agit simplement d'avancer.

Que la paix soit avec vous.

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