Non, ce qui m'interpelle (ou, pour reprendre l'expression consacrée, "m'assaille furieusement le thalamus par derrière") lorsque je prends la peine d'y penser durant mes séances contemplatives post-digestives, c'est cette apparente et, me semble-t-il, nouvelle capacité du politique moderne à être d'une transparence si totale que la moindre de ses tentatives démagogiques et électoralistes est probablement visible depuis la station orbitale internationale.
Je ne doute pas un instant qu'un Mitterand, un De Gaulle, ou même un Salomon, ne fut-ce des salopards patentés ayant principalement à cœur leur pouvoir grandissant plus que leur hypothétique responsabilité envers la plèbe. (D'un intérêt des plus limités, je leur accorde bien volontiers)
Néanmoins il m'avait semblé qu'à défaut d'être probe ils prenaient la précaution de le paraître, ce qui était tout de même la moindre des politesses.
Or donc aujourd'hui la politesse, tout comme l'intelligence, est apparemment une qualité très surfaite tant et si bien que n'importe qui peut désormais deviner et analyser les vents politiques. Même les journalistes, c'est dire.
Du coup ma formation en manipulation, torture psychologique et re-programmation neurologique est, faute de séance de vampirisme prévue prochainement dans ce bon vieux Monde des Ténèbres, fort peu exploitée ce qui relève du gâchis de talents certains.
Vivement le 21 décembre qu'on puisse enfin reconstruire une civilisation digne de ce nom et enfin mettre à profit le cerveau que l'évolution nous a légué.
Que la paix soit avec vous.
L'homme politique a ceci de commun avec le marketeux, le religieux et le lemming des toundras de Norvège, qu'il dispose d'une capacité inépuisable à l'action stupéfiante autant que stupide.