Alors bien sûr, n'ayez crainte, cet internet sans foi ni loi car totalement libre n'est pas visible à partir de votre moteur de recherche préféré. Mieux, il m'est même techniquement impossible de vous indiquez un lien vers cet espace.
Si vous ne possédez pas les équipements logiciels adéquats, vous n'en verrez pas le plus petit morceau.
Or donc, j'ai exploré deux des principaux espaces "sauvages" : le réseau Tor et le réseau Freenet.
Ces deux réseaux ont en commun un souci constant d'anonymat : quoi que vous fassiez là-bas, personne ne pourra vous le reprochez car personne ne pourra remonter jusqu'à vous.
Autrement dit, sur ces réseaux, vous êtes donc totalement libre de faire TOUT ce que vous avez toujours souhaité (numériquement parlant) sans risquer le moindre retours de bâton.
Indubitablement, un eldorado pour l'internaute moyen.
Mais concrètement qu'ai-je vu là bas ? Et bien finalement pas grand chose.
On trouve pèle-mêle des discussions anarchistes ("tous pourris"), des blogs occultes ("Ordo Draconis"), des sites pratiques ("Howto Marijuana") et une généreuse dose de pornographie (y compris moins de 18 ans)
Alors certes, l'essentiel est illégal et parfois même condamnable (pédo-pornographie entre autres) mais, à mon grand étonnement, il n'y a quasiment rien qu'on ne puisse déjà trouver sur le web normal. (Cherchez dans Google, vous allez voir)
Autrement dit, il y a là bas des exilés qui ont construits une utopie libertaire impossible à remettre en cause (car imposée dans l'infrastructure même), et qui utilise leur liberté à produire exactement la même chose que sur le reste de la Toile.
On peut y voir le verre à moitié vide ("Les gens sont des cons") ou le verre à moitié plein : Le web actuel et grand public n'est finalement pas encore si contrôlé que ça.
Que la paix soit avec vous.
Pendant mes vacances, dont je suis revenu (je le précise pour les moins attentifs d'entre vous
), j'ai pu à loisir randonner au plus profond de la jungle numérique, là où la main de l'homme n'a que très peu mis les pieds.