Aussi lorsque l'assaut bactérien est survenu, brutalement, je n'ai pu dans un premier temps que ployer et m'effondrer dans un râle d'agonie (Râle bien connu des femmes en couple, qu'elles entendent généralement accompagné d'un "non, laisse-moi, je me meurs" de leur conjoint notamment suite à un choc de gros orteil dans le pied du lit.)
Mais si l'effet surprise m'avait fait perdre une bataille, il était hors de question de perdre la guerre.
C'est donc armé d'une boite de gélules au gout infect (manifestement, l'arôme bacon est strictement réservé à la fabrication de gâteaux apéro) et de quelques kilomètres de tissus à même d'absorber les torrents liquides s'échappant de mon corps (Oui, la guerre c'est sale, c'est bien connu), que je me suis relevé et ai lutté jusqu'au bout de la nuit.
Épuisé, meurtri (Un conseil : achetez des mouchoirs avec lotion apaisante incorporée), sourd et à moitié aphone, je suis finalement sorti victorieux de 24 heures de lutte intensive.
Et du coup, mes défenses sont désormais aguerries et me voilà immunisé pour l'hiver. Comme quoi rien de tel qu'une bonne maladie pour éviter la grippe.
Que la paix soit avec vous.