Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Hommage à MachiN

Il me manque ce con

belleauboisdormant.jpgQu'on se le dise ma verve littéraire semble ces temps-ci s'éterniser dans une dormance que ne renierais pas une quelconque blondinette vautrée dans un château (non je ne parle pas de la starac) ni même un député fraîchement élu découvrant la tentatrice attraction de la sieste du milieu d'après-midi en direct à la télévision, média avide d'oisifs filmés en tout genre s'il en est. (Certes elle tend à préférer, d'une courte tête, l'actif sexuel sur l'amorphe mais la parité actuelle de l'Assemblée ne s'y prête guère)

En bon être humain, instruit et civilisé, l'importante question de l'attribution des responsabilités m'a donc aussitôt assailli, d'autant plus violemment qu'un français gouverné par "la droite qui s'assume" se doit d'être efficace dans l'accusation d'autrui, fut-elle totalement stupide. (Parmi les responsables traditionnels, on pourra sélectionner par exemple : les sdf, le parti d'en face, les ours ou bien encore les vilains ouvriers qui osent ne pas travailler plus de 70 heures par semaine)

Toutefois, n'étant pas ministre ni même, dieu m'en préserve, président, aucun de ces boucs ne semblent pouvoir endosser le vole de ma muse à venin. Car enfin, il faut bien le reconnaître, mes derniers billets sont d'une affligeante bonhomie, d'une désespérante zenitude et même teinté d'un optimisme aveugle que ne renierait pas 64% de panurges nationaux. (Chiffre certifié par un organisme à initiales, c'est vous dire s'il est bon)

Que sont mes virulentes critiques devenues ? Où est donc partie mon horripilante tendance à déverser injures et quolibets à la face de tout un chacun, surtout s'il est prénommé Fred et que, manifestement, il le mérite.

Il faut croire que je suis soudainement tombé à court d'abrutis à encenser ou bien qu'aucun d'entre eux n'ait pris la peine de crapahuter dans les environs immédiats. Non pas que l'idiot du village, en soi, ai disparu de notre beau monde moderne comme nous l'a rappelé il y a peu un collègue chevelu, mais c'est son abondance anonymisante qui rend nécessaire le besoin d'avoir sous la main un connard personnalisé et intime, afin d'éviter de diluer aux quatre vents en grandes phrases généralisantes une bile pourtant si prolixe.

Je vous en prie cons de tous pays (Car non, je suis formel, l'Amérique n'a pas le monopole sur la production massive d'incultes, nous aussi nous effectuons régulièrement des réformes pour alléger le bac), haïssez-moi, insultez-moi, jetez-moi des pierres... bref, venez-vous sacrifier sur l'autel de mon cynisme.

Ni vous, ni ce blog, n'en sortirons grandi mais moi j'irai indubitablement mieux... et c'est bien l'essentiel non ?

Que la paix soit avec vous.

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