Le choix du thème s'imposait puisque, par opposition, la compréhension de l'autrui féminin n'aurait guère pu être abordé dans sa pleine mesure durant le court délai qui m'était imparti.
On ne remerciera d'ailleurs jamais assez la création divine pour avoir eu la clairvoyance de modéliser en l'homme la simplicité à l'état brut, sans laquelle l'ensemble de l'expérience sus-citée n'eut été envisageable.
En quelques secondes donc, il est aisé de faire le tour du sujet et d'arriver à ce constat improbable : Je ne suis pas un homme.
En effet, une simple comparaison avec mes congénères révèle instantanément les anomalies.
Tout d'abord, l'homme est globalement mono-neuronal.
J'interromps tout de suite le lecteur mâle outré chez qui cette généralisation provoquerait l'éructation de quelques commentaires du type "toi-même, hé banane" (voire "arf" pour les moins scolarisés d'entre eux...).
Même si j'apprécie à sa juste valeur la référence à la culte trilogie de Robert Zemeckis, je suis pleinement conscient qu'il s'agit là d'une particularité qui nous rapproche plus qu'elle ne nous diffère. Je les invite d'ailleurs à oublier un instant leur QI de journaliste (ou de marketeux, l'outrancière généralisation est la même) pour relire la préface de ce billet où j'affirme publiquement ma déficience cérébrale.
La différence, et donc l'anomalie concernant ma personne, est l'activité affectée à cet organe nerveux. Car le testiculé moyen, s'il est effectivement pleinement attiré par le genre féminin (ce qui en soit est un point positif la femme étant manifestement reconnue mondialement pour être l'avenir de l'homme, la perfection esthétique, la délicieuse amante, l'intelligence ultime et autres bêtises), ne l'est qu'au titre d'intérêt matériel, à égal niveau de la voiture ou de la télévision.
Bref, dans l'esprit de mes congénères, la femme a indubitablement pour vocation première de faire office de vide-couille automatique (par opposition à l'opération manuelle et solitaire)
D'ailleurs, et pour citer les grands penseurs mâles modernes : "oulalala j'vais te zigui zagazoum" E-mundo (notez l'effort sur le refrain : "une femme a besoin de tendresse"... Apparemment ils ont bien conscience que la chose est nécessaire au pleine épanouissement d'une demoiselle, mais n'ont pas encore bien assimilé dans quel rayon de l'hypermarché il était possible de la trouver)
Ayant pour ma part la possibilité d'effectuer avec mon mono-neurone des réflexions d'ordre empathique, comme par exemple :"Que pourrais-je faire pour lui apporter le bonheur ?" ou "Et si au lieu d'imposer mon comportement d'homo-prehistoris je la laissais s'exprimer pour ensuite prendre en compte son avis ?", la conclusion s'avère mathématique : Je ne me comporte pas comme un homme, je ne suis pas une femme, je suis donc autre chose.
Mon légendaire ego, dont la taille n'est plus à démontrer, me souffle que je ne peux alors être qu'un sur-homme (puisque manifestement disposant d'un plus large éventail intellectuel qu'un mâle moyen) mais cela serait oublier que je suis d'abord et avant tout un con.
Et fier de l'être en plus.
Que la paix soit avec vous.
1 De KannTo
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Si toutes les tensions, les énervements divers et les conflits pouvaient être réglés avec une telle verve et un tel humour, je pense que je serais définitivement heureux de faire partie de l'humanité ...
(Arf ..)
2 De tsuki_c
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que j'ai bien rit !
3 De Gabrielle
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Décidément j'aime toujours autant ce genre de billet ! Comme quoi la mono-neuralité permet tout de même quelques beaux morceaux
4 De Khaos Farbauti Ibn Oblivion
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Heureux de voir que je ne perds pas la main
5 De Herr Diktator
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T'as raison , change pas de main surtout ....
6 De Khaos Farbauti Ibn Oblivion
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J'ai toujours raison, c'est pour cela que tout le monde m'adore