Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Vie publique

Mon vieux compagnon

Ce matin j'ai pu retrouver avec plaisir l'un de mes anciens compagnons de route dans toute sa splendeur : mon piano.

Celui-ci avait été savamment mis au rebut dans mon appartement faute de place mais la problématique ne se posant désormais plus, c'est avec plaisir que j'ai pu rebranché l'ancêtre.

Rebranché car, au risque de paratre démodé voir même ringard, grce en soi rendu à Monsieur "Bon tanpis", il s'agit pour être exact d'un "synthétiseur touché piano". Autrement dit pour les profanes, ça ressemble à un piano, ça donne les mêmes sensations qu'un piano mais ça marche sur secteur et ça peut faire des bruits d'accordéon, de flûte de pan ou de cui-cui d'oiseau au besoin.

Ancêtre car, à l'instar de mon ours en peluche, désormais connu sous son nom de scène "Grumly" par le grand public, mais qui en réalité ne s'appelle absolument pas comme ça, mon piano m'accompagne depuis la plus tendre enfance. Mon ours en peluche reste toutefois nettement plus gé puisqu'il fut agité devant ma ronde figure par mon paternel, accompagné par diverses histoires fantasmagorique inventée pour l'occasion, à une époque où les PC n'existaient pas encore, c'est dire si lui et moi sommes vieux, et où les couches me saillaient plus que les costumes.

J'ai donc ce matin remis la chose en route et me suis laissé emporté avec un petit "Johnny be good" suivi d'un "My heart will go on" et conclue par une "Toccata et fugue" joué d'une main (ma fierté et l'attraction inévitable lors des réunions familiales)
Après avoir vérifier que tous mes appendices fonctionnaient aux mieux (y compris ma mémoire), j'ai tenté d'ouvrir le lourd classeur contenant les différentes partitions que mes années de pratique ont permis d'accumuler.

Et là ce fut le drame puisqu'à part ce bon vieux "Du rhum, des femmes" et quelques autres variétés du même acabit, je me suis aperçu qu'hors des morceaux gravés au fer rouge dans mes articulations j'étais bien incapable de faire quelque chose de correct.
Grand vainqueur avec félicitations du jury pendant deux ans du concours des claviers d'or de ma normandie natale, j'étais à la limite de m'enfouir la tête dans les graviers afin d'apaiser la grande honte qui m'a saisie.

Afin de me rassurer, je me suis donc fait plaisir avec la bote à rythme. Outil de paresseux mais qui m'a permis de constater la chose suivante : incroyable le plaisir que je peux donner avec un seul doigt...

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