Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Hommage à MachiN

Message subliminal à mes généreux lecteurs

Face à la monté en puissance des grèves mondiales du cerveau, la part des médias porteurs d'informations à valeur ajoutée, voire, je suis à ce point exigeant, à caractère informatif, n'a cessé de faiblir.

Il m'a donc fallu tour à tour renoncer au transmetteur cathodique, classique et même acoustique. Si les deux premiers étaient certes déjà fort proche de la sortie, le dernier effectua une véritable trahison lorsque, dans un élan de mondialisation par le bas, il m'abreuva jusqu'à plus soif du caractère létal de la grippe aviaire, qui n'est pour rappel ni l'un ni l'autre, et du caractère antisémite du meurtre affreux d'Ilan, qui est à l'évidence l'autre et pas l'un.

Mais au final, ce n'est pas tant les médias qu'il m'est apparu urgent d'abandonner mais plutôt ce facteur commun propagateur de l'anorexie neuronale qu'est le journaliste.

Arrivé à ce stade de mon propos, il convient de rappeler aux extrémistes et incendiaires virtuels potentiels qu'il est parfaitement clair dans mon esprit que le terme journaliste est un terme générique, regroupant diverses populations aux objectifs très distincts et que, parmi cette foultitude, il existe très certainement une infime minorité dont le quotidien ne se résume pas à chercher l'actualité dans un rayon de 2 kilomètres autour de leur bureau climatisé, entrecoupé d'activités saines et sportives mettant en jeu la petite jeunette sous CNE, des bas-résilles et un monologue informatif sur les bienfaits respectifs d'une dynamique de promotion et d'une société à forte précarité.
Hélas cette minorité tend à disparatre avec le temps, du fait même de leur professionnalisme, et n'inspire pas réellement à la vaste majorité restante de vocations de martyrs.

Une fois supprimé tout élément journalistique de mon quotidien, il s'est finalement avéré que seule la pratique intensive d'un simulateur informatique de héros épiques, monstres divers et épopées fantastico-moyengeuse, était à même de mettre en ébullition imagination et neurones. (Contrairement à certains éléments du blogroll de Fred qui, s'il ont effectivement un impact sur l'imagination, n'ont que peu à voir avec un quelconque lobe.)

Fort de ce constat, je me suis donc tourné vers le System Requirement Lab afin de savoir si mon magnifique instrument personnel était à même de me procurer les sensations relatives au point sus-nommé : les RPG.

Plus précisément, mon interrogation portait sur le jeu Oblivion, et c'est avec fracas que la sentence est tombée : mon fidèle compagnon n'est absolument pas à la hauteur pour atteindre ne serait-ce que les minima requis.

Cette impossibilité de sauver virtuellement le monde, la veuve et l'orphelin va rendre difficile la comparaison avec tous ceux qui, à mon age, ont accompli tant d'exploits.

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