Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Hommage à MachiN

Toutouyoutou

J'aime l'automne. J'en vois déjà qui esquisse les prémisses d'un bâillement car, certes, je l'ai déjà dit. Mettons cela sur l'effet du gâtisme de mon grand age, car, ne l'oublions pas, le quart de siècle est depuis longtemps derrière moi.

Autrement dit je n'ai plus la joie de faire partie de cette jeunesse qui faisait rimer age et raison du temps de nos grands-parents et qui, reformatée à la pouffe attitude, promet une belle génération d'esclaves de l'écu et une belle carrière au personnel des cliniques spécialisées en soins psychiatriques et gynécologiques.

Je n'ai guère plus la possibilité de me déclarer membre à part entière de l'adolescence que l'on disait boutonneuse et que, au vu de la télé-réalité du moment, miroir fidèle de notre monde, l'on qualifie désormais de rebelle voire violente.

Personnellement, j'avoue que l'adjectif me semble mal choisi pour un individu au teint verdâtre, bâti comme une crevette anémique et qui préfère taper sur une porte plutôt qu'un mur parce que "ça se casse mieux". Essaye les fenêtres, tu m'en diras des nouvelles.
Mais ne crachons pas dans la soupe, il est toujours bon de savoir que cette branche de l'humanité est génétiquement défaillante au niveau de l'instinct de survie, trouvant notamment amusant le concept de couguar blessé et celui d'environnement inflammable.

Il ne reste plus qu'à espérer que l'entretien de recrutement du personnel encadrant a permis de sélectionner les personnes les plus aptes à dissimuler les restes d'un corps éventré, semi-mâché et reposant au milieu d'une clairière de cendre.

Ma non-appartenance à l'ensemble de ces milieux me conduit donc à me résoudre à ma vieillesse prononcée. De celle qui vous provoque des ronchons plus ou moins interne à la seule mention du vent qui souffle. Et tout le monde peut voir à quel point il souffle ces temps-ci.

Les lecteurs avisés auront bien entendu reconnu ma, peu célèbre mais néanmoins soutenue, métaphore filée rendant hommage à cette institution à caractère non informatif et à vocation non altruiste qui s'occupe, avec ferveur, de l'imbécile moyen, du cancre cérébral et du spectateur à tendance bovinoïde de la starac.

Et ce vent souffle notamment au niveau de nos amis du téléphone. Car, pour ceux qui ne le saurait pas encore, le 12, ce numéro indispensable à toute blague téléphonique de bon goût (enfin surtout pour cette frange lobotomisée de la population qui considère la chose comme comique au dernier degré), n'existe plus et se voit remplacé par de nombreux concurrents.
Désormais, et comme nous l'informe des messages incroyablement sophistiqués et télévisuels, il faudra donc choisir entre le 118.000, 118.007, 118.008 et 118.218 pour savoir quel est le numéro du producteur de films amateurs à vocation documentaire le plus proche.

Et si vous avez du mal à retenir autant de chiffres, faites le 18, ils connaissent aussi.

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