Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

Hommage à MachiN

Je vous aime

Voilà, j'en conviens, un titre qui vous assaille furieusement le thalamus par derrière. Un titre que d'ailleurs de nombreux anglophones ont appris à redouter. Mais n'ayez crainte, après tout nous sommes entre gens de bonne compagnie et non entre vilains hellènes, philosophes par tradition, homophiles par vocation.

Mais d'où ce soudain philanthropisme surgit-il donc ? Voilà effectivement une grave question que je me remercie d'avoir posé.

Car pour éprouver un élan soudain autant que vigoureux pour l'humanité en général et son voisin en particulier, il faut, à n'en pas douter, une intervention divine voire une surdose de cette douce mais efficace posologie servant à attirer le genre féminin aux temps préhistoriques et se présentant généralement sous forme d'objet long, dur et contondant. L'évolution humaine étant ce qu'elle est, on retrouve d'ailleurs la formule à l'époque actuelle généralement accompagnée de l'interjection suivante "Aboule ton string ou je te marrave à coups de batte de base-ball" certes plus élaborés mais reprenant néanmoins l'essence du "groumfp" originel.

N'ayant fait l'objet d'aucun matraquage, autre que médiatique, récemment et les interventions divines étant généralement composées d'éléments peu discrets tel la foudre, les voix tonitruantes et les pluies de grenouille propre à dissiper tout doute quant à leur nature, force est de constater que l'origine est ailleurs.

Peut-être le phénomène trouve-t-il sa source dans la période de l'année. Période qui voit apparaitre simultanément le soleil, la mini-jupe et les auréoles sous les bras, rallonge le temps au combien délicieux passé à son poste de travail, rempli l'humanité d'un besoin impérieux de cancer de la peau, excite mon chat, fait rire les oiseaux et même chanter les abeilles.

Ou alors tout cela est peut être du aux regards attendris et/ou bovin des personnes de tous horizons, tous gabarits et tous sexes, même les plus insolites, que j'ai l'occasion de côtoyer durant ces mémorables journées où je m'efforce d'instruire les dites personnes à l'aide de schémas complexes mais néanmoins efficace sur des sujets que je ne connaissais pas quelques secondes avant de leur en parler.

On retrouvera ici mon gout douteux de l'improvisation à l'extrême me poussant à vouloir enseigner des choses dont je n'ai jamais vu la couleur, ainsi que mon gout notoirement connu du post-it et de la somme d'absence d'informations que l'on peut éviter de n'y pas mettre. (Prenez quelques secondes pour relire si vous le désirez, je ne voudrais pas vous perdre en route)

Finalement c'est peut-être bien dans cette acrobatie de l'impossible, dans cette preuve qu'on peut dire n'importe quoi à n'importe qui du moment qu'on prend la précaution d'afficher un sourire digne d'une pub de dentifrice et une confiance à faire passer le flegme anglais pour un enfant en face d'un magasin de bonbons, que réside le secret de mon bonheur actuel. Et surtout dans ce fantastique constat, certes déjà effectué maintes et maintes fois, que l'apparence de la connaissance est plus utile que la connaissance elle-même.

A vous tous, nobles représentants de l'humanité, je tenais donc à vous exprimer mon bonheur d'être parmi vous et ma joie de vous connaitre. Je vous aime tous.

Et si tu es du genre féminin, brune, petite et à forte poitrine, je t'aime encore plus alors n'hésites pas à te déclarer de même à mon égard, ma massue est au garage.

Ajouter un commentaire

Les champs suivis d'un * sont obligatoires

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Haut de page