Tout le bonheur du monde 2.0

Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Bonjour Toi

Peut-être à cause d'une soudaine fatigue, peut-être à cause d'un trop plein d'émotions à transmettre, ou peut-être pour tant de milliers d'autres raisons que j'ai depuis longtemps cesser de chercher dans mon esprit torturé, me voilà devant mon clavier pour t'écrire à nouveau un petit quelque chose.

Oui : "à nouveau". Car tu sais, même si tu ne sais pas encore lire, je t'ai écris très souvent. En fait je me souviens t'avoir écrit avant même que tu ne sois là. C'était il y a longtemps. Mais je te voyais déjà. C'est amusant. A tellement me voir comme un grand et puissant Mage, je me rends compte que finalement j'avais peut-être un peu raison. Mais ne va pas le répéter, ça va encore flatter mon ego qui n'a pas besoin de ça !

D'ailleurs je me demande si je ne t'ai pas déjà raconté cette histoire. Je suis un peu vieux et fou mais, même avant, ma mémoire n'a jamais été très bonne je dois bien l'avouer. Bah, qu'importe ! Tu n'as connu aucune autre ère que celle du numérique et tu pourras facilement chercher dans tout mon fatras de textes pour voir si tout ceci n'est qu'un énième radotage ou non.

Moi là tout de suite, j'avais envie d'évoquer ce poème à nouveau. Cette petite fée. Ma petite fée.

Je ne crois pas t'avoir jamais véritablement appelé comme ça. Nous nous sommes mutuellement affublés de bien d'autres surnoms plus amusant, mais tu as toujours été ma petite fée. Ce petit être dont l'image est éternellement gravée dans mon cœur.

Mais je m'égare, du moins autant qu'il est possible dans le nuage épars et sans but de mes pensées. Ce dont je voulais te parler ce n'est pas tant du passé que du présent.

Je pleure beaucoup. Oh j'ai toujours beaucoup pleuré, tu le sais bien. Le moindre passage de dessin-animé un peu tristounet au cinéma et voilà mes yeux inondés. Je ne suis pas de ces hommes qui pensent que les larmes sont le privilège des autres. Et si, peut-être, je l'avais été durant ma lointaine jeunesse, j'ai depuis eu mon lot de cicatrices prêtes à se rouvrir à la moindre occasion.
Mais ça aussi j'ai du déjà largement radoter dessus à travers mes textes. Par ici, ou par là. Entre les lignes ou non.

Je pleure beaucoup. Mais pas seulement au cinéma.

Je n'ai jamais été dupe sur le monde. Il m'a toujours semblé une farandole délirante sans queue ni tête. Rempli à parts égales d'idiots et d'imbéciles, au sens étymologique autant que moderne.
Mais tant qu'il ne s'agissait que de moi, et bien ma foi je laissais les vents du chaos et du hasard jouer avec mon destin. J'ai toujours su voir et naviguer dans ces lignes de forces, ces courants incertains. Après tout, je ne me suis pas surnommé Khaos pour rien !

Maintenant que tu es là, c'est différent.

Je ne suis très certainement pas le seul, je me doute bien. Mais cette angoisse profondément ancrée en moi, cette peur panique qu'un jour je ne sois plus à ta hauteur, est une émotion d'une puissance incroyable.
Ne te méprends pas : J'en assume parfaitement le prix. Pas une seule de mes larmes n'a le temps de toucher le sol avant d'être immédiatement absorbée par l'immense flot continu de ton amour.

J'ai juste peur.
Peur de ne pas parvenir à te faire traverser ce monde fou qui déraille un peu plus chaque jour. Peur de ne pas savoir te transmettre ce qu'il faut, t'apprendre à éviter ce qu'il ne faut pas. Peur de ne pas être là le jour où il faudra l'être.
Je sais que, quoi qu'il arrive, mes écrits me survivront. Mais seront-ils suffisant ?

Alors me voilà. A nouveau en train de radoter sur ce bon vieux blog que tu ne peux pas encore lire. Et que tu ne liras peut-être jamais d'ailleurs. On ne peut jamais vraiment pleinement anticiper les vents du chaos. Même si je sais le faire comme personne.

En attendant, j'essuie mes larmes et je respire profondément. D'ici quelques minutes, l'heure de la fin de l'école va arriver et tu vas m'attendre.

Et je serais là.

Bordel, je serais là.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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Gabrielle Gabrielle (Ami) ·  25 janvier 2017, 19:32

Puisse le flot d'amour qui sèche tes larmes sécher les siennes quand le besoin viendra :)
Joliment entourée comme elle l'est, y'a des chances qu'elle aille loin (et même : bien) cette petite ;)

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