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Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Le Fauve : Chapitre VI (fin)

Arille n'avait jamais vraiment rencontré le seigneur Kannto mais il était évident à son apparence et son attitude que celui-ci n'était pas dans son état normal. Phoenix, ou Vlad puisque c'est ainsi que Kannto ne cessait de l'appeler, avait raison, l'homme était possédé.

Il avait par ailleurs réussi à esquiver sa lame à une vitesse impossible.
Et voilà que maintenant le seigneur Kannto se levait et s'avançait vers le mage d'un air menaçant.

Arille eut d'abord le réflexe de saisir son arme mais le couteau se trouvait désormais fiché dans un dossier de chaise à l'autre bout de la pièce. Elle décida donc que le moment semblait des plus propice pour ouvrir la boite.
Si elle se rapprochait de Phoenix tout deux profiteraient peut-être de la protection magique. Le mage n'avait pas été très explicite sur la manière donc fonctionnait cette magie mais l'hypothèse lui semblait plausible. Dans le pire des cas, elle se retrouverait assez près de deux hommes pour s'interposer.

Tandis que sa main gauche saisissait la boite, plusieurs phénomènes se produisirent alors en même temps.

Le temps sembla ralentir soudainement et sa vision se troubla. Elle crut voir la mage se retourner vers elle alors que le seigneur Kannto se jetait sur lui. Mais tout semblait perdu dans un brouillard dense.
Elle avait l'impression d'être soudainement plongée dans un univers de sons étouffés. Des cris lui parvenaient mais distants et à peine audible. On aurait dit la voix du mage, suivi d'un cri de douleur.

Il fallait qu'elle fasse quelque chose mais une paralysie insurmontable l'envahissait. Son corps ne lui obéissait plus.
Un rire puissant et moqueur, venu du fond de son être, résonna alors dans sa tête.
Le Fauve était en elle.

Avec horreur, Arille constata qu'elle était désormais enfermée au sein de son propre corps et que celui-ci se déplaçait par une volonté qui n'était pas la sienne. Une vague de panique l'envahit et sa raison vacilla un instant.

Puis un souvenir lui revint en mémoire. Il n'a de force que celle que l'on veut bien lui donner. C'est ce qu'avait dit le mage. Il est possible de lui résister mais il faut pour cela une volonté de tous les instants. Oui, c'était une question de volonté. Elle pouvait lui résister.

S'accrochant à cet espoir, Arille tenta alors de calmer sa panique. Petit à petit, elle parvint à s'apaiser.
Elle concentra alors son esprit vers son corps...son visage...ses yeux.

Sa vision redevint claire.
Elle se trouvait désormais auprès du mage, sa lame à la main. Celui-ci gisait sur le sol. Une profonde entaille au niveau des cotes révélait la chair à vif. Et à ses cotés se trouvait le corps du seigneur Kannto. Malgré sa blessure, le mage la regardait fixement. Sa main était tendue vers elle, paume en avant. Son corps tout entier semblait résonner d'une énergie étrange. Et il attendait.

Arille comprit aussitôt. Il se tenait prêt à détruire le Fauve à la moindre occasion. Mais tant que celui-ci resterait dans le corps d'Arille, il ne pourrait rien faire.
Arille concentra alors ses pensées sur la boite. Elle se trouvait toujours dans son autre main.

Poussant de toutes ses pensées, elle parvint du pouce à faire sauter le loquet qui maintenait le couvercle mais sa main tenait toujours fermement la boite et la maintenait fermée.

Un rugissement lui fit alors perdre sa concentration. Le Fauve était en colère.

Qui es-tu pour oser me défier, petite sotte. Je suis ton maître désormais. A GENOUX !

Son corps ne put faire autrement qu'obéir et Arille se mit à genoux sous la force de l'ordre.

Oui c'est cela, demande pardon à ton maître ma petite marionnette !

Assaillie par la puissance du Fauve, Arille tenta de se raccrocher à son objectif.
La boite était dans sa main. Elle n'avait même pas besoin de l'ouvrir, il lui suffisait de la lâcher. Elle s'ouvrirait toute seule. Il fallait juste qu'elle parvienne à desserrer les doigts.
Une question de volonté...une simple question de volonté...

"Va au diable, Fauve !" hurla Arille dans un dernier sursaut d'énergie.

La boite glissa alors de ses doigts puis vint frapper le sol. Sous le choc, elle s'ouvrit.

Aussitôt une aura d'énergie illumina la pièce.

Alors qu'Arille retrouvait le plein contrôle de son corps, une forme étrange, majestueuse et féline, se détacha d'elle.

Ce fut le moment qu'attendait Vlad Wesley pour agir.

"AB CHAOS AD OBLIVION" lança-t-il alors que l'énergie qu'il avait accumulé dans son corps se déversait sur le Fauve.

Dans un déferlement de magie, l'incantation vint se fracasser sur la silhouette la transperçant de part en part. Le Fauve poussa un cri bestial et explosa.

Le silence se fit alors dans la salle.

C'était terminé.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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