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Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.

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Le Fauve : Chapitre V (fin)

L'affrontement dura une éternité. Une éternité de chaos, de sang et de violence sauvage. Puis finalement le signal de la retraite se fit enfin entendre.
Alors que la nuit tombait sur le champs de bataille, la plaine n'était plus d'un immense charnier. D'innombrables corps gisait dans l'herbe rougie et des véritables ruisseaux de sang coagulaient par endroit.

Les rescapés des deux camps avaient cessé les combats et s'étaient repliés chacun de leur coté. De leur retraite, ils observaient le carnage et tentaient d'évaluer qui devait être déclaré vainqueur. Leur regard s'attardèrent particulièrement sur une silhouette perdu au milieu des cadavres.
Penché sur le corps du dernier chevalier de l'Eguemarine, le seigneur Kannto ne faisait aucun mouvement mais semblait sourire.

Au bout de quelques minutes, les hommes le virent se relever.
Il rengaina lentement son épée puis s'essuya méticuleusement sa figure rougie de sang. Finalement il sembla satisfait du résultat et porta son regard sur les rescapés de l'armée du Roi. Avec un air de défi, il cracha alors sur le cadavre du chevalier.

Personne ne sembla contester son geste. La victoire de Kannto était complète. Il fit alors demi-tour et partit rejoindre d'un pas léger ses hommes qui l'attendaient.

Tandis qu'il remontait la colline, les soldats purent constater à quel point leur seigneur avait violemment participé aux combats. Son armure était enfoncée par endroit et de nombreuses plaies étaient visibles sur les parties non protégées de son corps.

Bien qu'il ait enlevé la plupart du sang qui lui couvrait le visage, le reste de son corps en était toujours recouvert. Il était toutefois difficile de savoir si ce sang était le sien ou bien celui de ses adversaires. Mais à moins de considérer que leur seigneur était désormais un cadavre marchant, la plupart ne provenait apparemment pas de ses plaies.
D'ailleurs il ne semblait pas indiquer le signe de fatigue ou de douleur. N'étaient ses marques, on aurait pu le croire en pleine forme.

Mais ce qui frappa les plus les hommes de Kannto, tandis qu'ils s'apprêtaient à retourner au château, c'était le sourire qu'affichait leur seigneur. Ils avaient certes vaincu mais au prix d'un grand nombre de pertes. Pourtant, il souriait. Il souriait avec l'innocence et la joie d'un nouveau né.

Khaos Farbauti Ibn Oblivion

Auteur: Khaos Farbauti Ibn Oblivion

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KannTo KannTo (Fanatique) ·  12 mai 2006, 17:09

J'ai réalisé à la fin de la lecture de cette partie à quelle point j'étais immergé dans ce récit ... je me répète sans doute, mais merci, et décidemment, je suis bluffé :-)

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