Encouragée donc par cette petite voix intérieure qui n'a de cesse de me faire briser mes résolutions (voix par ailleurs responsable de cet incident mémorable mettant en scène une fenêtre, un nain de jardin, une batte de baseball et divers cucurbitacés aux formes rigolotes), j'ai transformé temporairement mon diffuseur de culture en haute définition en simple boite à con à l'aide du bouton idoine ("AV1 -> TV" pour les connaisseurs).

Quelques minutes ont alors suffit pour me fournir suffisamment d'éléments à même de nourrir ce sentiment d'admiration hypocrite indispensable à toute rédaction de texte cynico-plolitique. Car enfin, même lorsque l'on est comme moi en pleine phase digestive des produits régionaux charcutiers riches en cholestérol qui peuplaient jusqu'à il y a peu mon imposant réfrigérateur, on ne peut rester indifférent au déballage du grand n'importe quoi, de la grande messe de la connerie humaine, bref de cette pseudo tentative de manipulation neuronale que sont les journaux télévisés.

Au menu donc, outre mon précieux jambon-oeuf-salade-rillettes-salami-foie gras, j'ai eu droit au linge sale du futur-ex-presque-pseudo-loupé dommage-couple Royal-Bayrou, voire même Ségolène-François parce qu'à ce stade de l'intimité on a bien le droit de les appeler par leurs prénoms, aux félicitations unanimes et chaleureuses de la France à notre modèle tant révéré qui vient de l'est, là où les candidats sont uniques et la politique tellement plus simple, et enfin à cette petite blaguounette qu'il est toujours de bon ton de replacer dans les diners mondains entre le buffet et le numéro de flute traversière de la serveuse : "L'euro fort est mauvais pour la France"

Normal, rajouterez-vous alors entre deux crises de rire, puisque les grandes entreprises françaises ont choisies de travaillent en dollars.

Enfin moi je suis payé en euros, l'une des monnaies les plus fortes du monde, alors les petits soucis des pauvres malheureux du CAC40 j'avoue que je m'en bats furieusement l'oeil avec une hache +3 dégâts aggravés contre les morts-vivants.

Après tout c'est ça aussi l'économie de marché et ce n'est pas le couple Nicolas-Rachida qui me contredira.

Que la paix soit avec vous.