En l'occurrence, ce week-end fut l'occasion d'un génocide végétarien à grande échelle puisque les haies encerclant mon lopin de terre ont eu l'outrecuidance de dépasser la taille règlementaire (Soit moi + 20 centimètres, ce qui dans l'absolu est suffisamment haut pour protéger l'intimité des adeptes du nudisme batifolant dans mon champs et suffisamment bas pour éjecter manu-militari un huissier importun)

Je me suis donc muni des ustensiles adéquats : pince, tenaille et autres lames manifestement rouillées et porteuses de maladies diverses, mais surtout aucun accessoire électrique. Quitte à trucider son prochain végétal autant le faire dans la violence et la saleté.

Prenant à la lettre les recommandations du chanteur de Roland Garros (Il n'y a pas de honte à cela, Jeanne venait bien d'Arc) je me suis donc attaqué aux arbres, citoyens. Ceux-ci tentèrent une riposte en m'informant que la vie est une étincelle avant l'obscurité, juste un passage, un arc-en-ciel, une étrange absurdité.

Une rapide décapitation fit taire les philosophes.

Que la paix soit avec vous.