Le Fauve : Chapitre III
Par Khaos Farbauti Ibn Oblivion le mardi 2 mai 2006, 14:29 - Recueil - Lien permanent
"Alors existons car il le faut bien,
aimons car l'autre le mérite bien,
partageons car nous ne sommes qu'un,
souffrons et pleurons car le mal est aussi un bien."
Vlad Wesley
Après de longues et âpres discussions sur l'incident de l'auberge et la responsabilité de chacun, le seigneur Kannto put enfin rejoindre Dame Gabrielle.
Bien que celle-ci n'avait à l'évidence perdue aucune miette des échanges vigoureux, Kannto dut tout de même lui narrer par le menu les différentes fautes qui lui étaient reprochées ainsi que les nombreuses marques d'irrespect qu'il avait à nouveau dû subir.
Bien qu'ayant du faire face à de nombreuses menaces, les Chevaliers ayant bien évidemment rejeté la faute de l'incident sur lui, Kannto se sentait pourtant étrangement calme. Même les remarques incessantes de Gabrielle, lui indiquant la bonne conduite à tenir lorsque l'on est un seigneur digne de ce nom, ne parvenait à le troubler.
Une certaine distance s'était installée en lui durant sa fuite hors de l'auberge. Ses interrogations quant à sa famille et son avenir étaient toujours présentes mais aucune inquiétude n'en découlait plus. Elles n'étaient plus qu'un élément à prendre en compte parmi d'autres, une composante d'une image générale. Tout comme cette fille...
Il se rendit compte du silence dans la pièce. Gabrielle venait de lui poser une question mais il ne l'avait pas entendu.
"- Que disais-tu ?
- Je te demandais ce que tu comptais faire. As-tu l'intention de laisser indéfiniment ces Chevaliers bafouer ton rang ainsi que le peu de respect que l'on t'accordait sur tes terres ?
- Non. Tu as raison. Il est temps de régler cette histoire."
La réponse surprit Gabrielle. Et pour Kannto, elle fut un déclic. Tous les éléments s'éclairaient soudain.
Ce n'est qu'en l'énonçant à voix haute qu'il avait pris conscience de ce fait. Le temps n'était plus à l'inquiétude, il avait pris sa décision : le moment de l'action était venue.
Il regarda Gabrielle droit dans les yeux puis lui dit :
"Réjouis-toi mon amour car ce soir je m'en vais forger un nouveau destin pour notre famille. Un destin où mon nom sera digne de ton respect. Car aujourd'hui je n'ai plus peur."
Il tendit une main ferme vers son épée et se dirigea vers la porte.
"Barricades-toi ici, cette nuit les couloirs ne seront sûrs pour personne. Et demain, l'aube se lèvera sur nos murs enfin lavés de toutes injures"
Commença alors, à l'aide des nombreux serviteurs du château, une macabre purification. Des poignards furent plantés dans le dos des hommes endormis et des massacres inégaux eurent raison de ceux qui ne dormaient pas.
Comme l'avait annoncé Kannto, au petit jour il n'y eut plus la moindre trace des Chevaliers de l'Eguemarine.
Commentaires
le ménage par le vide... efficace !!!
Ahhhhh (soupir de satisfaction après ma dose littéraire)
(Info : petite faute dans la phrase "l'aube se lèvera sur nos murs enfin laver de toutes injures" ; aucune mesquinerie de ma part, je ne cherche pas les fôtes, c'est juste que celle-là m'a sauté aux yeux, d'autant qu'elle altère légèrement le sens ;-) )
Autant pour moi. Il y en sûrement d'autres j'ai encore moins relu que d'habitude.
Efficace oui.... tout autant pour scotcher tes lecteurs qui -pour mon cas au moins- attendent maintenant les conséquences de ce beau ménage ! (quoique ce ne soit pas très propre^^)
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