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  <title>Tout le bonheur du monde 2.0 - Recueil</title>
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  <description>Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poetique.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 21:25:27 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>3, le chat, chapitre III</title>
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    <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 07:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je m'interroge régulièrement sur ce qui est Moi et ce qui est Lui. La science a démontré depuis longtemps qu'il est très difficile, voire impossible, d'analyser une situation, un système, tant que l'on en fait partie. La vérité n'apparait qu'à l'observateur détaché, en dehors du système. Mais c'est un luxe que je ne peux m'offrir aussi j'en suis réduit à analyser mes propres pensées de manière on ne peut plus subjective. C'est probablement pour cela que j'ai tant de mal à nous différentier Lui et Moi. Il m'arrive de croire que toutes les horreurs qu'il m'a fait faire.. j'ai peut-être souhaité qu'elles se produisent.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vlad Wesley&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Richard Catherine n'avait pas l'air du tout fatigué. Richard Catherine n'avait pas l'air malade non plus.&lt;br /&gt;
En fait, autant que Linda puisse en juger, son grand-père avait l'air au mieux de sa forme. Et s'il n'y avait eu les épaisses couvertures et les nombreux médicaments sur la table de nuit, elle se serait attendu à le voir se lever d'un bond pour venir l'accueillir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il n'en fit rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque Linda entra dans la pièce, il se contenta de tourner la tête vers elle et de l'observer en silence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ses yeux étaient fixés sur elle, notant visiblement le moindre de ses mouvements. Son visage était figé... presque... à l'affut. Oui, c'était l'expression qui convenait.&lt;br /&gt;
Son grand-père l'observait comme s'il était un enfant affamé devant qui elle aurait agité un énorme gâteau à la crème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant un bref instant, l'image de l'honorable Richard Catherine jaillissant de son lit et bondissant sur elle, traversa son esprit. Mais la pensée s'estompa tandis qu'elle perçut soudain une lueur amusée dans le regard de son grand-père.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un sourire se dessina sur son visage lorsqu'il prit la parole&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Ma chère Linda. Comment vas-tu ma petite&amp;nbsp;? Dit-il d'une voix claire&lt;br /&gt;
- Manifestement je vais aussi bien que vous Monsieur Catherine...&lt;br /&gt;
- Richard, rectifia-t-il, &quot;Monsieur&quot; c'est pour les gens respectables.&lt;br /&gt;
- Richard, acquiesça-t-elle.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis elle ajouta, après un regard noir à Axel&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Il semblerait que les rumeurs concernant votre état étaient un peu trop pessimistes. Je suis ravie de vous savoir en bonne santé&lt;br /&gt;
- Moi... En bonne santé ?!&quot; S'exclama Richard qui ponctua cette phrase d'un généreux et communicatif éclat de rire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surprise, Linda ne sut pas comment réagir.&lt;br /&gt;
Une telle bonne humeur invitait normalement les spectateurs à éclater de rire eux aussi. Mais l'heure tardive, le contexte et même le visage d'Axel n'incitait pas vraiment à la rigolade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ou peut-être que si&amp;nbsp;? Après tout, tout ceci était tellement ridicule&amp;nbsp;: Une maison familiale sans famille, un grand-père visiblement en pleine santé recouvert d'une énorme couverture, un cousin en tenue de deuil au visage grimaçant...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Linda céda et se mit à rire elle aussi. Elle joignit sa voix aux éclats puissants de son grand-père. Et ensemble ils continuèrent ainsi pendant de longues secondes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis Richard se tut, et reprit&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Non, ma petite Linda,je ne suis pas vraiment en bonne santé. Demain, je serais d'ailleurs sans doute mort.&quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, le chat, chapitre II (fin)</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/24/3-le-chat-chapitre-II-fin</link>
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    <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 09:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&quot;Je vous en prie, entrez, dit Axel en désignant le hall du geste. Voulez-vous que je vous aide avec vos valises ?&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Linda voyageait plutôt légèrement et n'avait donc emporté qu'une seule valise. Néanmoins, suite à leur première rencontre, elle ne pouvait s'empêcher de trouver Axel antipathique. Aussi se fit-elle une joie de lui laisser porter ses affaires, tout en regrettant intérieurement de n'avoir pas de valise plus lourde à lui faire subir.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle fut installé dans sa chambre habituelle et Linda ne put retenir d'autres souvenirs de son enfance en la parcourant des yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle ressentait encore l'enthousiasme de la première fois où son &quot;lit de princesse&quot; lui était apparut, l'angoisse de la nuit passée dans cette chambre immense sans veilleuse &quot;parce qu'elle était une grande fille maintenant&quot;.&lt;br /&gt;
Madame Hambourg, la gouvernante, avait été l'une des premières personnes à être réveillées par ses pleurs et était parvenue à calmer les peurs de Linda à force d'histoire féérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Leslie n'est pas là&amp;nbsp;? demanda Linda.&lt;br /&gt;
- La gouvernante&amp;nbsp;? Non, elle... Votre grand-père a souhaité qu'elle prenne son congé, répondit Axel avec hésitation.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il était visiblement mal à l'aise, aussi Linda choisit d'insister sur le sujet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Et quand arrivera le reste de la famille ?&lt;br /&gt;
- Ils devraient arriver un peu plus tard dans la soirée, lui répondit-il. Nous attendons une douzaine de personnes.&lt;br /&gt;
- Seulement ?&lt;br /&gt;
- Oui. Là encore il s'agit d'une décision de votre grand-père.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Axel mentait.&lt;br /&gt;
C'était évident aux yeux de Linda mais elle n'aurait su dire s'il s'agissait du nombre d'invité ou bien si la décision ne venait absolument pas de son grand-père.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Visiblement Axel n'était pas à l'aise et Linda décida de lui faire avouer d'une manière ou d'une autre ce qu'il cachait, ne serait-ce que pour augmenter sa gène. Cela lui servirait de leçon pour son attitude lors de leur première rencontre.&lt;br /&gt;
Hélas, il ne lui en laissa pas le temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Je vais informer votre grand-père de votre arrivée. Si son état le permet...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il sembla trébucher sur ces paroles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;...Si son état le permet, vous pourrez lui rendre visite tout à l'heure, avant que les autres invités n'arrivent.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il sortit alors de la pièce avec une précipitation à peine voilée, laissant Linda plongée dans ses questions et son inquiétude.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que se passait-il donc ici&amp;nbsp;? Linda comprenait évidemment que si grand-père était dans un état grave, le climat du manoir devait être porter à la tristesse. Mais dans le cas de son cousin, il s'agissait bien plus d'un véritable malaise et ressemblait peu à la morgue d'un parent attristé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Linda consulta sa montre, il était déjà 20h00 passée et une nouvelle interrogation lui traversa l'esprit&amp;nbsp;: les invités arriveraient plus tard avait dit Axel. Mais il lui semblait qu'il était déjà fort tard pour arriver au chevet d'un malade.&lt;br /&gt;
Comptaient-ils arriver au milieu de la nuit alors qu'aucun domestique ne semblait être là pour les accueillir&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout en s'interrogeant, Linda défit sa valise et installa ses affaires dans l'imposante armoire qui avait &quot;abrité&quot; dans sa jeunesse une collection non négligeable de croque-mitaines et autres monstres de la nuit.&lt;br /&gt;
Le grincement du bois lui appris que malgré tous les efforts de Leslie Hambourg, l'armoire était toujours aussi peu discrète. Néanmoins, la serrure avait manifestement était remplacée&amp;nbsp;: Le meuble n'avait jamais fermé correctement et s'ouvrait régulièrement au milieu de la nuit dans un vacarme grinçant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fois, Linda pourrait dormir sur ses deux oreilles car le nouveau mécanisme semblait solide et bien entretenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu'elle refermait l'armoire Linda crut entendre un son lointain, comme un rire étouffé. Mais lorsque le grincement du meuble s'interrompit, le rire, si c'en était un, s'était tu.&lt;br /&gt;
Elle l'avait surement imaginé car il lui semblait improbable que quelqu'un ait le coeur à rire dans le manoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, Axel revint et lui fit signe de le suivre&amp;nbsp;: Richard Catherine était fatigué mais voulait tout de même lui souhaiter la bienvenue.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, le chat, chapitre II (suite)</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/15/3-le-chat-chapitre-II-suite</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 07:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;La propriété était aussi imposante que dans ses souvenirs. Après avoir traversé un large portail orné du félin familial, Linda avait mené sa voiture à travers le bois qui entourait la demeure jusqu'au pied du bâtiment principal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'air embaumait le printemps et le soleil brillait abondamment, illuminant le manoir aux vieilles pierres blanches, lorsqu'elle s'engagea sur les quelques marches menant au pas de la porte massive.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Linda s'arrêta quelques instants pour savourer la paix qui emplissait l'atmosphère comme elle le faisait depuis toute petite.&lt;br /&gt;
De part ses dimensions impressionnantes, la demeure de son grand-père avait toujours représenté un terrain de jeux inégalable à ses yeux de fillette et tous ses souvenirs liés à cet endroit étaient emprunts de joie et de bonheur innocent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme à chaque fois qu'elle revenait, elle se fustigea de ne pas rendre visite à son grand-père plus souvent. Mais sa vie ne lui accordait pas toujours le temps libre nécessaire pour venir se détendre ici et Richard Catherine lui-même était un homme très occupé même à son âge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec un soupir, Linda se retourna et embrassa le paysage du regard.&lt;br /&gt;
Instinctivement, elle laissa ses yeux enregistrer les traits et les courbes que formait le monde autour d'elle. Puis vinrent les couleurs qui emplissaient ces formes de vie et enfin son attention se porta sur les détails, les touches infimes qui rendaient cette scène unique et digne d'être partagée.&lt;br /&gt;
A défaut de venir ici aussi souvent qu'elle le voudrait, elle avait la ferme l'intention de peindre cet endroit pour pouvoir s'y échapper en rêve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois l'image inscrite dans sa mémoire, Linda remarqua alors qu'en dehors de la sienne seule une autre voiture se trouvait garée devant le manoir. Ce détail l'intrigua mais la conforta dans ses espérances&amp;nbsp;: si la situation de son grand-père avait été aussi mal qu'Axel lui avait annoncé, l'ensemble de la famille se serait déplacée pour le soutenir.&lt;br /&gt;
Puisqu'il n'y avait personne, c'est que manifestement son cousin avait paniqué sans raison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec déception, Linda songea alors que cela éloignait ses espoirs d'un grand repas de famille comme autrefois. Mais à la réflexion elle s'aperçut que cela aurait eu bien peu de chance de se produire de toute façon&amp;nbsp;: Il était loin le temps où tous se retrouvaient ici et mettaient de coté ses tracas quotidiens. Les querelles minaient la famille Catherine et la moitié de ses membres ne pouvaient être placé à moins de cinq mètres de l'autre moitié sans provoquer de scandales.&lt;br /&gt;
Linda, elle-même, était depuis plusieurs années en froid avec ses propres parents à cause de sa profession et n'avait aucune envie de les voir ou de leur parler.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un haussement d'épaule, Linda se retourna vers la porte et utilisa la cloche qui se trouvait sur le coté pour avertir de son arrivée. Après quelques secondes, elle entendit quelqu'un descendre, puis c'est avec surprise qu'elle vit alors son cousin Axel lui ouvrir la porte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne portait ni son écharpe rouge, ni même la moindre trace de couleur. Axel était vêtu entièrement de noir et cette couleur de deuil dissipa immédiatement les illusions de Linda quant à l'état de santé de son grand-père.&lt;br /&gt;
Déchiffrant son expression inquiète, Axel la rassura aussitôt&amp;nbsp;: &quot;Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas arrivée trop tard.&quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, le chat, chapitre II</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/11/3-le-chat-chapitre-II</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Apr 2008 11:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Je me demande parfois d'où vient cette entité étrange que j'appelle le Fauve. Il a démontré à plusieurs reprises qu'il pouvait prendre possession des êtres humains à sa guise et, selon ses dires, il a ainsi voyagé d'être en être depuis la nuit des temps tel une sorte de Dieu incarné, d'Avatar malfaisant. Pourtant j'ai l'impression étrange que son existence à un rapport avec moi car je n'ai jamais véritablement ressenti d'invasion de sa part&amp;nbsp;: il n'a pas pris possession de mon corps du jour au lendemain, il n'est pas apparu soudainement, il était simplement là. Et d'aussi loin que je me souvienne il avait toujours été là, quelque part, comme s'il avait grandit avec moi.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vlad Wesley&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelques jours à peine après sa rencontre avec Axel et son écharpe, Linda se retrouvait sur la route en direction du manoir de son grand-père.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Richard Catherine et elle n'étaient pas particulièrement liés mais cette convocation et ce qu'elle sous-entendait l'avait incité à faire au plus vite pour se libérer de ses obligations. Car Richard était une célébrité, un élément à part entière du patrimoine familial au même titre que la recette secrète de la tarte Catherine ou que le chat stylisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y avait toujours eu au sein de la famille un homme ou une femme qui possédait un talent particulier, un don très marqué. On comptait ainsi au sein de l'arbre généalogique des inventeurs, des aventuriers, des généraux ou bien encore des acteurs. La tradition voulait que cette personne soit la garante de la survie et de la prospérité des Catherine et un grand banquet était organisé en son honneur.&lt;br /&gt;
Et, de fait, au cours des siècles la fortune des Catherine avait toujours été remarquable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr Linda soupçonnait que les origines nobles de ses ancêtres y était surement pour beaucoup et que ses descendants avaient surtout eu le bon sens d'investir au lieu de tout dilapider en frivolité.&lt;br /&gt;
Mais la tradition n'en restait pas moins amusante et avait le mérite de réunir au moins de temps en temps les très nombreux, et souvent très éloignés, membres de la famille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis bien avant la naissance de Linda, c'était donc à Richard Catherine qu'était revenu cette responsabilité. Ses talents exceptionnels pour la finance étaient reconnus de tous et il était l'une des rares personne à pouvoir prétendre comprendre et même la plupart du temps anticiper les fluctuations des marchés boursiers. Même si les chiffres exacts demeuraient cachés, on racontait bien souvent que, sous son &quot;règne&quot;, le patrimoine familial n'avait jamais été aussi important.&lt;br /&gt;
Petite, il était arrivé à Linda d'entendre son grand-père expliquer avec force détails incompréhensibles qu'il n'y avait rien de sorcier là dedans. Mais son public, composé pourtant des férus économistes de la famille, avait manifestement beaucoup de mal à le suivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apprendre que la santé de l'homme n'était plus très bonne, et qu'il envisageait sa succession, semblait inconcevable.&lt;br /&gt;
C'est donc avec la certitude que son grand-père allait annoncer à tous que, finalement, ce n'était qu'un souci passager et que le week-end se poursuivrait par un grand repas de famille que Linda arriva enfin au manoir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, le chat, chapitre I (fin)</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/03/27/3-le-chat-chapitre-I-fin</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 15:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&quot;- Vous me pardonnerez d'avoir pris mes aises en vous attendant mais la porte était ouverte, dit l'homme à l'écharpe&lt;br /&gt;
- Je vous en prie, faites comme chez vous, répondit Linda abasourdie.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'assurance de l'homme l'impressionnait et son cerveau était trop occupé à repérer un couteau ou une arme à feu cachée pour prendre le temps de réfléchir à une répartie plus cinglante.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelques secondes s'écoulèrent dans un silence profond puis l'homme se leva brusquement, la faisant sursauter.&lt;br /&gt;
Visiblement amusé par sa réaction, l'homme tendit la main vers Linda.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Axel Catherine, enchanté de vous rencontrer.&lt;br /&gt;
- Catherine&amp;nbsp;? Nous sommes parent ?&lt;br /&gt;
- Effectivement, la généalogie n'est pas mon fort mais, si mes souvenirs sont bons, nous sommes quelque chose comme cousins germains.&lt;br /&gt;
- Et bien cher cousin, vous m'excuserez mais je n'avais pas prévu de recevoir du monde aujourd'hui et j'ai du travail à finir...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ayant surmonté le choc de l'intrusion et l'homme n'ayant manifestement pas d'intentions agressives, Linda commençait à ressentir une colère justifiée envers son prétendu cousin et espérait qu'il comprendrait l'incitation à partir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélas Axel ne fit pas un mouvement vers la porte et se contenta de jeter un regard circulaire aux tableaux accrochés dans la pièce tout en enlevant son écharpe. A son cou, Linda aperçut alors un pendentif qui confirma l'appartenance d'Axel à la très prolifique famille Catherine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agissait d'un pendentif en argent représentant le symbole historique de la famille&amp;nbsp;: un chat stylisé. Il ne s'agissait pas véritablement d'armoiries même si les Catherine étaient issus de la noblesse mais d'un signe que l'on retrouvait dans de nombreux documents ou gravé quelque part dans les propriétés familiales.&lt;br /&gt;
Linda elle-même n'en portait pas mais son grand-père ne quittait jamais le sien et elle savait qu'une large portion de son arbre généalogique en faisait autant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Ce sont vos oeuvres&amp;nbsp;? Demanda Axel en désignant l'une des toiles.&lt;br /&gt;
- Effectivement, répondit Linda sans chercher à masquer son agacement, je suis artiste-peintre et bien que je ne sois pas encore riche et célèbre, j'ai de nombreuses commandes à honorer qui ne peuvent attendre.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Axel sembla enfin prendre conscience de ses intonations et c'est d'un air grave qu'il déclara alors&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Je vous prie de m'excuser, je n'ai jamais été très doué pour porter les mauvaises nouvelles et j'ai tendance à tourner autour du pot plus que la politesse ne l'exige. Votre grand-père, Richard Catherine, souhaite vous voir au plus vite.&lt;br /&gt;
- Et c'est une mauvaise nouvelle ?&lt;br /&gt;
- Il souhaite vous parler de succession...&quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, le chat, chapitre I (suite)</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/03/13/3-le-chat-chapitre-I-suite</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ce fut finalement lorsqu'elle  ne fut plus qu'à quelques mètres de son appartement qu'elle le remarqua enfin.&lt;br /&gt;
La population urbaine américaine était conséquente et il restait assez rare de croiser dans une seule journée la même personne. Or cet inconnu s'était déjà trouvé sur son chemin plusieurs fois depuis sa pause déjeuner. Ce qui aurait pu passer pour une coïncidence, devint brusquement inquiétant lorsque Linda entr'aperçu à nouveau du coin de l'oeil l'écharpe rouge aux motifs écossais.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'homme était assez grand, élancé, et vêtu d'un long manteau beige. Le froid hivernal n'ayant pas encore complètement quitté la cité, il portait des gants noirs et cette écharpe à la couleur vive qui avait attiré le regard de Linda.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semblait flâner au hasard le long des vitrines et cela l'inquiéta d'autant plus.&lt;br /&gt;
Si elle avait bien appris à constater quelque chose lors de ses observations des foules urbaines, c'est que les personnes marchant apparemment au hasard étaient extrêmement rares. Tout le monde allait généralement vers un quelque part bien défini et d'une démarche volontaire, voire empressée. Même les touristes, enfermés dans leur parcours imposés, n'avaient que peu de temps à perdre en déambulation.&lt;br /&gt;
Que le cheminement aléatoire de l'homme semble suivre la route de Linda ne semblait vouloir dire qu'une chose&amp;nbsp;: Il la suivait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un haussement d'épaule, Linda chassa cette idée manifestement absurde. Mais l'écharpe rouge dansait dans un coin de son esprit et ses pensées revenaient sans cesse à la même conclusion. Il lui fallait en avoir le coeur net car elle savait qu'autrement elle finirait par s'angoisser inutilement toute la journée et en ferait même probablement des cauchemars.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec la sensation de se conduire comme une idiote, Linda entra donc une librairie proche et s'installa devant une rangée de livre qui lui permettait d'observer la rue tout en autant invisible aux regards des passants. Là, elle attendit, tous les sens en alerte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les minutes passèrent lentement et Linda s'attendait à tout moment à voir passer l'homme devant la vitrine. Pour faire bonne mesure, elle jeta quelques regards faussement intéressés aux livres devant elle afin de passer pour une simple cliente mais son attention était totalement focalisé sur la rue.&lt;br /&gt;
Son imagination élaborait des scénarios de plus en plus angoissant en incorporant des éléments toujours plus inquiétants&amp;nbsp;: un regard cruel, un renflement qui pourrait être un couteau, une ruelle sombre, une arme à feu...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Le créateur du sadisme, en quelque sorte&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La voix fit sursauter Linda. Concentrée comme elle l'était sur la rue, elle n'avait pas entendu le libraire approcher. Celui-ci lui faisait un grand sourire complice.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Cela dit le sens que l'on donne désormais à ce mot ne lui rend pas vraiment hommage&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Perdue, Linda regarda le livre qu'elle tenait à la main&amp;nbsp;: Il s'agissait d'un recueil des écrits du Marquis de Sade. Le propos du libraire prenait tout leur sens... et son grand sourire aussi.&lt;br /&gt;
Linda reprit ses esprits et se composa un sourire aimable de circonstances en reposant le livre sur son étagère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Pas vraiment non&quot;, répondit-elle puis elle s'éloigna afin de couper là la conversation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle sortit ensuite de la librairie en s'attendant à tomber sur l'homme à l'écharpe à tout instant mais il n'était visible nul part. Se traitant comme la sotte qu'elle avait été, Linda se rappela ses engagements professionnels et décida qu'elle avait bien assez perdu de temps. Il était tard et sa peinture ne pouvait plus attendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un pas vif, elle parcourut les dernières rues qui la séparait de son appartement. Elle abrégea autant que faire ce peu la discussion avec sa concierge, gravit rapidement les marches la conduisant au troisième étage tout en maudissant l'ascenseur vétuste qui semblait ne jamais fonctionner, pesta sur sa négligence en constatant qu'elle avait encore oublié de fermer sa porte à clé, se débarrassa de son manteau et se dirigea vers la salon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;- Bonjour Mademoiselle Catherine&quot;, lui lança alors l'homme à l'écharpe depuis le canapé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/03/13/3-le-chat-chapitre-I-suite#comment-form</comments>
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    <title>3, le chat, chapitre I</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/02/11/3-le-chat-chapitre-I</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 09:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;L'arrogance est sans doute l'une des plus grandes qualités de la race humaine. Grâce à elle, les hommes accomplissent des miracles et repoussent jour après jour les frontières de l'impossible. Mais c'est aussi un défaut qui nous incite à nous croire invulnérables, éternellement supérieurs à nos adversaires. J'ai moi aussi un jour cédé à l'arrogance et ma victoire ressemble aujourd'hui à s'y méprendre à une affreuse défaite.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vlad Wesley&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Fermer les yeux. Sentir le souffle du monde sur son visage. Ecouter le brouhaha continu de l'univers. Voilà en quoi consistait le passe-temps favori de Linda Catherine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Immobile au milieu du trottoir, elle tendit discrètement les mains pour effleurer les passants inconscient, dans leur course permanente, de ce contact si léger frôlant leur manches, leur pardessus, leur robes et même parfois leur bras nus.&lt;br /&gt;
Lorsque par inadvertance le contact se faisait plus prononcé, ils se contentaient de n'y voir que la bousculade d'une idiote encombrant leur chemin et procédaient à une vérification rapide du contenu de leur poche. A ceux-là, Linda ne leur reprochait rien. Eux aussi étaient une part de l'humanité, eux aussi étaient une touche de couleur sur la toile du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ce fut toutes ces couleurs qui jaillirent au visage de Linda lorsqu'elle ouvrit à nouveau les yeux. Un tourbillon d'hommes et de femmes allant, venant, courant, virevoltant tout autour d'elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis Linda éloigna son regard de la scène complète pour se focaliser sur des passants en particulier.&lt;br /&gt;
Ici, un homme écoutait consciencieusement l'écouteur dans son oreille, ses lèvres bougeaient mais ses mots se perdaient dans les ronflements du taxi devant lui. Là, une jeune femme courrait, chargée de sacs, vers une destination connue d'elle seule. Et là encore, un mendiant tendait une main et un visage peu amène à tous ceux qui passaient à sa portée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stop. D'un imaginaire coup de clapet, Linda fixa tous ces détails et l'imprima dans sa mémoire. Puis elle quitta son rôle de spectatrice pour reprendre sa place dans la marée humaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle consulta sa montre. Il lui restait encore suffisamment de temps pour s'acheter un casse-croute mais ensuite il faudrait qu'elle se consacre complètement à finir sa dernière peinture sinon elle rendrait, encore, un acheteur mécontent.
A quel moment sa passion était devenue une charge, Linda n'aurait su trop le dire. Mais cela avait probablement été à partir de l'instant où elle s'était imaginé pouvoir l'utiliser pour gagner sa vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec un haussement d'épaule philosophique, Linda se dirigea vers la sandwicherie la plus proche sans remarquer qu'un homme la suivait.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>3, prologue</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/01/28/3-prologue</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jan 2008 18:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>Fauve</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/./.teasing_t.jpg&quot; alt=&quot;teasing.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Vous l'avez voulu (assez discrètement d'ailleurs, je n'ai guère entendu de réclamation à grands cris ni même reçu d'offres indécentes pour m'encourager à écrire au plus vite), voici donc &quot;3&quot;. Ma nouvelle histoire reprenant l'univers du &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/11/20/Index-de-mes-histoires&quot;&gt;Fauve&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici donc la couverture (en grand si vous cliquez dessus):&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/teasing.jpg&quot; hreflang=&quot;&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title=&quot;teasing.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/./.teasing_t.jpg&quot; alt=&quot;teasing.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et le prologue...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Traqué. Ainsi les légendes familiales disaient vrais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nuit n'avait décidément pas été des plus paisibles. Les tavernes étaient bien sûr toujours des lieux agités mais, faute de parler la langue, le Seigneur Catherine avait tenté autant que possible de s'isoler dans un coin de la pièce. Afin de ne pas tenter les éventuels malhonnêtes gens, il avait également pris soin de se vêtir le plus sobrement possible, ce qui ne lui permettait tout de même pas de passer aussi inaperçu qu'il l'aurait souhaité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis il y avait eu cette soudaine bagarre. Un ivrogne en avait insulté un autre et l'ensemble de la taverne avait rapidement affirmé son soutien à l'un ou l'autre des parties à grand renfort de poings distribués et de mobilier détruit. Lorsque l'un des protagonistes avait fini sur sa table, il ne lui restait plus que deux options&amp;nbsp;: participer ou fuir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme toujours dans ces circonstances, c'était d'abord vers la confrontation qu'allait son instinct. Une étrange force, qui parfois ressemblait à s'y méprendre à de l'amusement enfantin, lui venait toujours face au danger et l'invitait à plonger au centre de la mêlée.&lt;br /&gt;
Mais, à contrecoeur, il avait alors caresser en soupirant l'amulette familiale en forme de félin stylisé, symbole de sa charge et de son rang, et avait choisi la fuite. D'autres affaires bien plus importantes le réclamaient.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est au cours du trajet qui l'amenait au port qu'il le rencontra alors. Ce n'était en apparence qu'un simple mendiant inoffensif assis au bord du chemin boueux. Pourtant sa simple vue avait déclenché en lui une tempête de sentiments violents et chaotiques.&lt;br /&gt;
Comme conscient du trouble du seigneur, le mendiant avait alors tourné son regard vers lui et une étrange lueur, malsaine, avait brillé dans ses yeux.&lt;br /&gt;
Lentement, avec des gestes assurés, il s'était alors relevé et positionné au milieu du chemin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Rends-le moi&quot; avait-il alors énoncé d'une voix lourde de menace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Instinctivement, Catherine avait porté la main à son amulette. Il se dégageait du mendiant une impression de force et de puissance inhumaine. Il lui était aussitôt apparu évident qu'il n'aurait pas le dessus et il avait détalé sans hésitation. Sa seule chance de survie résidait une fois encore dans la fuite, afin d'attendre le port au plus vite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mendiant n'avait pas bougé sur le moment, comme pour lui laisser une longueur d'avance. Mais le seigneur Catherine se savait pourchassé. Il avait à plusieurs reprises tenté de s'arrêter quelques instants pour reprendre ses forces mais un mouvement dans les ombres, un bruit de pas tout proche, l'en avait dissuadé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fois encore, alors qu'il tentait de reprendre son souffle au coin d'une bâtisse après de longues minutes de course, il sentit que le mendiant l'observait, quelque part, invisible. Il jouait avec lui, Catherine le sentait. Tout comme le décrivait les histoires.&lt;br /&gt;
Mais les histoires racontaient aussi que l'amulette l'empêchait de s'attaquer aux membres de la famille. Alors que croire&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un sifflement l'avertit soudain mais trop tard&amp;nbsp;: Une vague de douleur s'empara de lui lorsque le poignard vint se ficher dans sa cuisse. D'un geste rapide il le retira. La blessure était profonde mais le sang s'arrêta vite de couler. S'il parvenait à survivre à cette nuit, il n'aurait pas même une cicatrice demain. Son rang lui donnait au moins cet avantage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien que désormais armé, le seigneur Catherine avait bien conscience qu'il n'avait aucune chance contre son adversaire. Seul le port pouvait encore le sauver. Il lui fallait à tout prix atteindre la caravelle...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mes histoires dans votre bibliothèque</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2007/09/23/Mes-histoires-dans-votre-bibliotheque</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Sep 2007 14:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>5 minutes</category><category>Fauve</category><category>histoire</category><category>livre</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/./.vieu_livre_t.jpg&quot; alt=&quot;vieu_livre.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Cela faisait longtemps que je cherchais le moyen d'être publié afin pouvoir vous proposer une véritable édition papier de mes histoires. Et bien c'est en partie chose faite puisque vous pouvez effectivement avoir dès aujourd'hui un livre de Khaos Farbauti Ibn Oblivion.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La chose se passe sur le site des éditions &lt;a href=&quot;http://www.inlibroveritas.net&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;In Libro Veritas&lt;/a&gt;, site permettant aux auteurs comme moi d'être publié de manière rapide et simple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors comment ça marche&amp;nbsp;? Et bien il suffit de vous rendre sur &lt;a href=&quot;http://www.inlibroveritas.net/auteur4968-oeuvres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la liste de mes &quot;oeuvres&quot;&lt;/a&gt; (puisque c'est comme ça que le site les appelle &lt;img src=&quot;/themes/khaos/smilies/wink.gif&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; ), de sélectionner (&quot;Ajouter à votre livre&quot;) celles que vous voulez avoir sous forme papier, d'ajouter éventuellement d'autres oeuvres d'autres auteurs, puis de cliquer sur &quot;Acheter ce livre&quot; sur la droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà, vous recevrez votre livre &quot;à la carte&quot; par la poste. Ce n'est pas encore tout à fait un vrai livre signé Khaos mais c'est déjà un début en attendant mieux&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le dernier jour</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 12:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>poème</category>    
    <description>&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est aujourd'hui le dernier jour...&lt;br /&gt;
...Et pourtant cela m'est égal&lt;br /&gt;
La toute dernière fois mon amour...&lt;br /&gt;
...Il n'est plus temps de se faire mal&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous ne rêverons plus ensemble...&lt;br /&gt;
...Et pourquoi donc devrais-je cesser&lt;br /&gt;
De vivre une vie qui nous ressemble...&lt;br /&gt;
...En cela je n'ai espéré&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ne pleure pas, je ne souhaite ta détresse ...&lt;br /&gt;
...Aucun risque	...Ni maintenant ni toujours&lt;br /&gt;
C'est aujourd'hui le dernier jour...&lt;br /&gt;
...Et toi, tu rejoins ta maitresse&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Lead me</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2007/05/22/Lead-me</link>
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    <pubDate>Tue, 22 May 2007 15:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>poème</category>    
    <description>&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;In the screen i saw wouldbe singers&lt;br /&gt;
All blinded by the light of renown&lt;br /&gt;
Dreaming that by some magic powers&lt;br /&gt;
Their grunt could become harmonious sound&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In the screen i saw politicians&lt;br /&gt;
Arguing and battling for ephemerals&lt;br /&gt;
Hidden when we pour oil in oceans&lt;br /&gt;
Seen on every famous funerals&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;When the earth will collapse finally&lt;br /&gt;
Overwhelmed by its stupidity&lt;br /&gt;
Power addict and starving angel&lt;br /&gt;
Will lead my way to the burning hell&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Toi</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2007/03/02/Toi</link>
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    <pubDate>Fri, 02 Mar 2007 08:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>poème</category>    
    <description>&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lorsque je m'endors, las, à tes cotés&lt;br /&gt;
Et que la sombre nuit nous engloutit,&lt;br /&gt;
Mes bras vont te chercher et t'enlacer&lt;br /&gt;
Car tu es indispensable à ma vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu'au matin je m'éveille, étourdi,&lt;br /&gt;
Mes yeux se pose sur ton visage en paix.&lt;br /&gt;
Je te fixe immobile et j'en oublie&lt;br /&gt;
Les obstacles de la réalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu'un jour prochain tu m'auras quitté,&lt;br /&gt;
Emportant mon coeur, ma force, mon appui,&lt;br /&gt;
Je t'aimerais encore, et à jamais&lt;br /&gt;
Car tu es indispensable à ma vie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mage</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2007/02/16/Mage</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 08:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>Mage</category><category>poème</category>    
    <description>&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je sais tout ce que tu penses,  j'entends ta détresse&lt;br /&gt;
Car je suis un Mage et c'est ma malédiction&lt;br /&gt;
De ne pas ignorer ton malheur, ta tristesse&lt;br /&gt;
Cachée derrière tes sourires sans but ni raison&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais que tes paroles ne sont guère qu'une façade&lt;br /&gt;
A l'ombre desquelles grandit une sombre folie&lt;br /&gt;
L'appel du vide,  la tentation de la noyade.&lt;br /&gt;
Je ne te laisserais pas mettre fin à ta vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais tes sentiments sans que tu ne dises rien&lt;br /&gt;
Et même si tu les ignores tu entends les miens&lt;br /&gt;
Car nous sommes toutes et tous des Mages du quotidien&lt;br /&gt;
Avec un M majuscule écrit sur nos mains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/./.m_s.jpg&quot; alt=&quot;Camera &quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Ici. Maintenant.</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2007/01/18/Ici-Maintenant</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Jan 2007 13:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
            
    <description>&lt;p&gt;C'est paradoxalement lorsque souffle le vent et tombe la pluie que je me souviens à quel point j'aime le monde.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.chaosklub.com/public/path-mastigos.png&quot; alt=&quot;path-mastigos.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;J'aime cet univers dont les lois sont tantôt étranges, tantôt merveilleuses. J'aime cette planète marginale et belle, perdue au milieu de nulle part qui tourne sans but dans l'espace. Et j'aime cette humanité qui vit inlassablement, ardemment et totalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime les êtres humains, capable du pire comme du meilleur, qui font de la politique, des guerres, de la propagande, des meurtres, du commerce, et aussi des actes de foi, des sauvetages, des miracles, des cadeaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime ces pulsions qui nous habitent tous et qui tour à tour nous font construire et détruire, aimer et haïr, manger et baiser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime cette mélancolie qui ne me quittera jamais et avec laquelle j'ai depuis longtemps appris à vivre. Cette tristesse jamais absente qui rend l'univers tellement plus vibrant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime cet endroit qui est le notre, dans lequel nous évoluons. Je m'y sens à ma place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Triste. Mais à ma place.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pour toi</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/12/04/Pour-toi</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Dec 2006 16:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>poème</category>    
    <description>&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tu te retourne et me vois,&lt;br /&gt;
Des larmes noyant mes yeux&lt;br /&gt;
Et prêt à tout pour nous deux.&lt;br /&gt;
...Cet amour, il est pour toi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tu hésites et pour une fois&lt;br /&gt;
Ne trouves rien à ajouter&lt;br /&gt;
Devant mes yeux embrasés.&lt;br /&gt;
...Cette colère est contre toi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tu me regardes, effrayée&lt;br /&gt;
Moi, ma lame, ses reflets.&lt;br /&gt;
Mon amour ne t'inquiète pas,&lt;br /&gt;
...Ce couteau, il est pour moi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Index de mes histoires</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/11/20/Index-de-mes-histoires</link>
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    <pubDate>Mon, 20 Nov 2006 14:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>3</category><category>5 minutes</category><category>Darkvador Mir</category><category>Fauve</category><category>Georges</category><category>Glouglou World</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;Pour tout ceux qui veulent lire (ou relire) les histoires que je publie dans ce blog, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver à cause du format &quot;chronologique&quot; des billets.&lt;br /&gt;
Voici donc un index récapitulatif que je tiendrais à jour au fur et à mesure de mes nouvelles histoires.&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Georges&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/05/24/89-georges-13&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/05/25/92-georges-23&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/05/25/95-georges-33&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Partie 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Le Fauve&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/03/407-le-fauve-prologue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Prologue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Chapitre I   (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/05/411-le-fauve-chapitre-i&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/06/414-le-fauve-chapitre-i-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/06/19-le-fauve-chapitre-i-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Chapitre II  (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/14/424-le-fauve-chapitre-ii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/24/430-le-fauve-chapitre-ii-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/25/431-le-fauve-chapitre-ii-suite-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/04/26/433-le-fauve-chapitre-ii-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 4&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Chapitre III (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/02/443-le-fauve-chapitre-iii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/04/446-le-fauve-chapitre-iii-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/04/447-le-fauve-chapitre-iii-suite-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/04/448-le-fauve-chapitre-iii-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 4&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Chapitre IV  (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/09/454-le-fauve-chapitre-iv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/10/455-le-fauve-chapitre-iv-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/10/456-le-fauve-chapitre-iv-suite-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/11/458-le-fauve-chapitre-iv-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 4&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Chapitre V   (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/11/459-le-fauve-chapitre-v&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/12/461-le-fauve-chapitre-v-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/12/462-le-fauve-chapitre-v-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Chapitre VI  (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/16/465-le-fauve-chapitre-vi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/16/466-le-fauve-chapitre-vi-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/17/467-le-fauve-chapitre-vi-suite-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/18/472-le-fauve-chapitre-vi-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 4&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/05/18/473-le-fauve-epilogue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Epilogue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Annexe&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/03/226-le-fauve&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Fauve (poème)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/01/28/3-prologue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Prologue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Livre I&amp;nbsp;: Le chat &lt;em&gt;(en cours d'écriture)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- Chapitre I (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/02/11/3-le-chat-chapitre-I&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/03/13/3-le-chat-chapitre-I-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/03/27/3-le-chat-chapitre-I-fin&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
- Chapitre II (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/11/3-le-chat-chapitre-II&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/15/3-le-chat-chapitre-II-suite&quot;&gt;partie 2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/04/24/3-le-chat-chapitre-II-fin&quot;&gt;partie 3&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
- Chapitre III (&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2008/07/30/3-le-chat-chapitre-III&quot;&gt;partie 1&lt;/a&gt;, ...)&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;5 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/08/17/569-5-minutes-prologue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Prologue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/08/24/580-5-minutes-jade&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Jade&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/08/31/587-5-minutes-christophe&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Christophe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/09/12/596-5-minutes-william&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;William&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/09/21/605-5-minutes-alexandra&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Alexandra&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/09/28/5-minutes-%3A-Bernard&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bernard&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/10/05/5-minutes-%3A-Leslie&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Leslie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/10/05/5-minutes-%3A-epilogue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Epilogue&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Darkvador Mir&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/08/237-darkvador-mir-episode-i&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode I&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/09/163-darkvador-mir-episode-ii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode II&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/10/205-darkvador-mir-episode-iii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode III&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/14/282-darkvador-mir-episode-iv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode IV&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/15/30-darkvador-mir-episode-v&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode V&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/16/4-darkvador-mir-episode-vi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode VI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Annexe&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2005/11/17/9-darkvador-mir-les-images&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les images&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Glouglou World&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/09/334-glouglou-world-acte-i&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode I&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/10/337-glouglou-world-acte-ii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode II&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/13/340-glouglou-world-acte-iii&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode III&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/14/343-glouglou-world-acte-iv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode IV&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/15/346-glouglou-world-acte-v&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode V&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/16/348-glouglou-world-acte-vi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Episode VI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Annexe&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/02/22/355-glouglou-world-images-et-easter-egg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Images et &quot;easter egg&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>5 minutes : épilogue</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/10/05/5-minutes-%3A-epilogue</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Oct 2006 11:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>5 minutes</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;9h00, bar du coin de la rue&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;CLIC&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mouvement du doigt se transforme en impulsion électrique. L'impulsion parcourt les méandres du circuit imprimé puis devient onde. L'onde franchit l'espace et atteint le récepteur. Là elle redevient impulsion, puis étincelle, puis flamme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5 minutes se sont écoulées et désormais plus rien ne reste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le bar n'est plus et la vie a quitté l'endroit. Il n'y a plus qu'un immense brasier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard, l'endroit bourdonnera d'observateurs, de curieux, de témoins, de reporteurs, de journalistes, de caméras, de pompiers, de policiers, d'ambulanciers, puis encore d'autres curieux et d'autres journalistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard, on reconstituera, on analysera. Le profil du terroriste sera établi, son mobile sera connu, sa parole répandue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard encore, on pleurera, on haïra, on se vengera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l'instant, la scène n'est vue que par une personne. Un lâche qui a fuit. Un lâche qui est tout de même revenu.&lt;br /&gt;
Mais trop tard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5 minutes ne suffisent pas pour devenir un héros, mais elles suffisent pour regretter de ne pas avoir essayer quand même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>5 minutes : Leslie</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/10/05/5-minutes-%3A-Leslie</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Oct 2006 11:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>5 minutes</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8h55, bar du coin de la rue&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Leslie se noyait paisiblement dans le regard de Christophe. Depuis qu'elle l'avait rencontré elle n'avait encore jamais réussi à ne pas se perdre dans ses yeux.&lt;br /&gt;
Cela tenait sans doute en parti à son visage de séducteur mais aussi et surtout à l'intensité de son regard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leslie ne savait pas trop comment définir cela mais les yeux de Christophe était remplis de vie. Il &amp;quot;souriait&amp;quot; à travers ses yeux.&lt;br /&gt;
C'était cela avant tout qui l'avait attirée auprès de lui. Irrésistiblement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et maintenant, elle avait quelque chose à lui annoncer. Elle devait lui parler de cette vie qui allait grandir en elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais avant cela, quelque chose préoccupait Christophe, elle le lisait dans son regard. La bonne nouvelle viendrait plus tard, elle devait d'abord l'écouter, lui laisser le temps d'exprimer son problème. Il cherchait ses mots, elle le voyait.&lt;br /&gt;
Elle attendit donc paisiblement qu'il lui explique son souci. Elle l'aiderait ensuite de son mieux à le surmonter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec ce qu'elle avait à lui dire, cela ne devrait pas être trop dur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Je...&amp;quot; Commença-t-il avec hésitation.&lt;br /&gt;
Il lui prit la main&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je... J'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps et...Je ne...ce n'est pas de ta faute, rassure-toi, tu n'y es pour rien mais...Je...Je ne t'aime plus&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un frisson glacé courut le long de la colonne vertébrale de Leslie tandis qu'un tourbillon d'émotion l'envahit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;- Je...&lt;br /&gt;
- Tais-toi&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle n'écouterait pas une parole de plus. Elle avait l'impression qu'une abîme venait soudainement de s'ouvrir sous ses pieds. Ses oreilles bourdonnaient, ses pensées s'embrouillaient.&lt;br /&gt;
Elle ne voulait pas en entendre plus, elle ne le POUVAIT pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De l'air. Fuir. Ne pouvant plus consciemment contrôler quoi que ce soit, ce fut son instinct qui prit le dessus. Fuir la source du mal, s'éloigner pour respirer. Leslie réfléchirait à tout cela plus tard. Oui plus tard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle réunit ses forces pour reprendre pied dans la réalité : sa main avait quitté celle de Christophe. Leslie prit alors son sac et se leva sans un mot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sortir d'ici. Fuir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leslie se dirigea vers la sortie, concentrée sur la seule chose importante : mettre un pied devant l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un pas. Puis un autre. Un autre encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un brouillard envahissait sa vision, menaçant de lui masquer la sortie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se concentrer. Un pas. Encore un.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leslie se trouvait maintenant à hauteur du comptoir, à sa gauche, à une éternité de la sortie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle remarqua alors l'homme à sa droite.&lt;br /&gt;
Debout, les bras grands ouverts, il ressemblait à une apparition, un messager venu du ciel pour transmettre la vérité aux clients du bar.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et soudain, Leslie ressentit une violente douleur à la poitrine. Un bruit assourdissant l'accompagna.
Tournant sa tête vers la source, elle vit derrière le comptoir un autre homme. Sur le visage de celui-ci elle lisait une horreur immense.&lt;br /&gt;
Sans doute était-il effrayé par l'apparition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il tenait une arme fumante à la main, mais n'avait fait aucun mal au messager.&lt;br /&gt;
Leslie l'en avait empêché. Elle l'avait protégé de son corps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors la douleur la submergea et le monde disparut. Tandis que sa vision se voilait, Leslie vit le messager appuyer sur un petit boîtier qu'il tenait à la main.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis il n'y eut plus rien.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>5 minutes : Bernard</title>
    <link>http://blog.chaosklub.com/index.php/post/2006/09/28/5-minutes-%3A-Bernard</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e9033f2be69eb4ea9ed671ed61cbc3be</guid>
    <pubDate>Thu, 28 Sep 2006 15:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>5 minutes</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8h55, devant le bar du coin de la rue&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bernard prit quelques secondes pour se préparer mentalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son intervention n'allait pas être des plus simples : Habillé en civil, il allait devoir pénétrer dans le bar et servir d'éclaireur pour la brigade d'intervention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un terroriste avec une bombe n'était jamais simple à intercepter. Dès qu'il se sentait menacé, il se faisait généralement exploser, que l'objectif soit atteint ou non.&lt;br /&gt;
Et même si l'explosion ne se produisait pas là où elle avait été prévue, il y avait toujours des morts...toujours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une dernière vérification de son équipement radio, il se dirigea vers l'entrée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu'il s'approchait, il regarda discrètement à travers les vitres en tentant de repérer l'individu mais autant chercher une aiguille dans une meule de foin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est alors qu'il aperçut un homme qui s'apprêtait à sortir. Sa démarche rapide ne semblait pas naturelle, ce n'était pas un client en retard, se rendit compte Bernard : c'était un homme apeuré en train de fuir.&lt;br /&gt;
Et s'il fuyait ainsi c'était que le terroriste n'allait pas tarder à agir. Ou si ce n'était pas le cas, il pourrait décider d'agir en voyant qu'il était découvert.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sortant son arme, Bernard se positionna près de la porte pour intercepter l'imbécile. S'il n'était pas déjà trop tard, il allait pouvoir obtenir des informations utiles sur l'homme à la bombe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès que le fuyard fut sorti du bar, Bernard l'attrapa par le bras et l'attira rapidement à l'écart.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;- Quelle table ? lui demanda-t-il, son arme à la main.&lt;br /&gt;
- Hein ?&lt;br /&gt;
- A quelle table est installé le terroriste ?&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'homme lui indiqua la table à travers les vitres et Bernard vit à quoi ressemblait sa cible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très bien, pensa-t-il en lâchant le client, vu la position de sa table, je vais pouvoir l'observer à partir du comptoir... Il prit alors un air dégagé et entra dans le bar.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois à l'intérieur il se dirigea directement vers le comptoir et vers la serveuse qui se trouvait là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Bonjour. Bernard Lefèvre. Brigade anti-terroriste, lui indiqua-t-il dans un murmure tout en posant négligemment son badge sur le comptoir.&lt;br /&gt;
Le reste des hommes attendent dehors et vont intervenir bientôt pour interpeler l'un de vos clients. Pour ma part je vais me positionner derrière ce comptoir afin de préparer leur entrée et de prendre la personne par surprise si cela s'avère nécessaire. Faites oui de la tête, si vous m'avez compris.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle acquiesça et Bernard fut soulagé d'être tombé sur quelqu'un de suffisamment réactif pour ne pas avoir besoin qu'on lui répète les instructions.&lt;br /&gt;
C'est alors qu'il vit le mouvement qu'amorçaient les yeux de la serveuse...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Non, ne regardez pas. Nous savons déjà où il se trouve. Contentez-vous d'agir comme d'habitude et allez servir vos clients le plus naturellement possible.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apparemment elle avait compris et elle reprit son travail. Elle n'avait pas l'air tout à fait naturelle mais cela suffirait probablement pour que l'homme à la bombe ne se doute de rien.&lt;br /&gt;
De toute façon il n'avait pas le choix, cela devrait faire l'affaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bernard profita de l'inattention des clients pour se glisser derrière le comptoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il prit position, un genoux à terre, et utilisa le reflet des bouteilles sur l'étagère pour voir la table du terroriste. Il ne voyait pas grand chose mais là encore il s'en contenterait. Et il risquait moins d'être trahi par son propre reflet également.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;- Je suis en position, annonça-t-il dans son micro.&lt;br /&gt;
- Reçu. La brigade d'intervention se met en position.&lt;br /&gt;
- Reç...&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du coin de l'oeil, Bernard s'aperçut que la table du terroriste était désormais vide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Merde, pensa-t-il.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans hésiter, il se positionna et raffermit la prise sur son arme. Merde, merde, merde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;J'interviens, lança-t-il dans son micro&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un même geste automatique, il ôta le cran de sûreté, jaillit de derrière le comptoir et tira en direction de l'homme à la bombe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu'il s'aperçut de son erreur, il était trop tard.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>5 minutes : Alexandra</title>
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    <pubDate>Thu, 21 Sep 2006 14:16:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Khaos Farbauti Ibn Oblivion</dc:creator>
        <category>Recueil</category>
        <category>5 minutes</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8h55, bar du coin de la rue&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;quot;Soyez gentille et enlevez-moi cette tasse qui ne m'est certainement pas destinée, j'ai commandé un cappuccino pas un reste d'eau usée&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexandra soupira intérieurement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Toutes mes excuses Madame, je vous en apporte un autre immédiatement&amp;quot; répondit-elle machinalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle prit la tasse, qui ne lui semblait ni plus ni moins insipide que toutes les autres, et repartit vers le comptoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ses excuses n'étaient guère sincères mais elle n'avait pas le choix. Le monde de la restauration n'autorisait pas les serveurs à s'exprimer autrement que par un sourire ou une excuse. Enoncer au client les différences entre serveur et esclave, même si l'envie en était parfois très intense, ne se soldait que par une seule conclusion : la porte. Et bien évidemment la divulgation de l'incident à l'ensemble des autres établissements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexandra n'avait pas vécu la chose elle-même mais elle avait rapidement compris les rouages du métier et plusieurs de ses anciens collègues lui avait démontré à quel point elle avait raison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais finalement, malgré les clients difficiles, Alexandra appréciait son métier. Il n'était pas aussi mal payé qu'elle l'aurait cru, bien que son salaire soit largement inférieur à celui de ses amies, et le contact permanent avec une multitude de gens d'horizons divers lui plaisait.&lt;br /&gt;
Elle aimait entendre le brouhaha constant des clients racontant, frimant, échangeant, murmurant et parfois même pleurant ou criant. La salle était un petit univers à elle toute seule. Un résumé étonnamment complet des hauts et des bas de l'humanité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au détour d'une table, elle se concentrait parfois sur une conversation, écoutant et partageant les aléas de la vie de ses clients. Et s'ils le permettaient, elle profitait parfois du service pour discuter brièvement avec eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La plupart du temps, les gens appréciaient le geste, et échangeaient volontiers avec elle. D'autant plus volontiers qu'Alexandra était assurément jeune et belle. Parfois, elle sentait que la personne était trop occupée par un souci quelconque ou par la lecture d'un journal et elle faisait alors de son mieux pour faire son service discrètement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui, elle aimait son métier. Et, pensa-t-elle en préparant un nouveau cappuccino, elle en acceptait les petits inconvénients.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois la tasse terminée, elle s'apprêta à l'apporter à sa cliente difficile lorsqu'un homme entra et se dirigea droit sur elle. Manifestement il souhaitait lui parler.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Bonjour. Bernard Lefèvre. Brigade anti-terroriste, lui indiqua-t-il dans un murmure.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un geste naturel, il sortit un porte-monnaie et le posa sur le comptoir comme s'il s'apprêtait à payer une consommation. Alexandra vit clairement son badge, posé sur le dessus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Le reste des hommes attendent dehors et vont intervenir bientôt pour interpeler l'un de vos clients. Pour ma part je vais me positionner derrière ce comptoir afin de préparer leur entrée et de prendre la personne par surprise si cela s'avère nécessaire. Faites oui de la tête, si vous m'avez compris.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lentement, Alexandra fit oui de la tête. Elle s'apprêta à balayer la salle du regard lorsque l'homme l'arrêta.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Non, ne regardez pas. Nous savons déjà où il se trouve. Contentez-vous d'agir comme d'habitude et allez servir vos clients le plus naturellement possible.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà qui n'allait pas être facile pensa-t-elle...elle fit néanmoins un signe de tête à l'homme et repartit dans la direction de sa cliente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n'est qu'à mi-chemin qu'elle s'aperçut soudainement qu'elle avait oublié bêtement la tasse sur le comptoir. Gênée, mais tentant de faire bonne figure, elle retourna vers le comptoir. L'agent n'était plus visible, il s'était manifestement déjà caché derrière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Résistant à l'envie de jeter un oeil, Alexandra prit le cappucino et retourna voir sa cliente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques fractions de secondes plus tard, elle entendit une chaise un peu plus loin derrière elle, quelqu'un se levait. Et simultanément le silence se fit dans la salle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suivi juste après d'un coup de feu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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